À la Une

À la Une

Ж

Patriote

Si pour une fois j'avais plus ou moins compris ce qu'il en est dit ou démontré sans futile phraséologie, un patriote se définirait au premier chef par son souci, son besoin, ou son obsession de toujours mieux parquer ses compatriotes, sous-espèce de patriote dont il faut se méfier, sur le droit chemin de la soumission à l'autorité instituée par des institutions autoritaires qui n'abusent jamais que de leur droit indiscutable de ne jamais être remises en question par leurs concitoyens, autre sous-espèce peu réputée, unanimement ravis de monopoliser le soupçon officiel, expression privilégiée d'une nation éprise d'esprit étriqué qui ne cesse de vanter les avantages de l'exiguïté, de louer les hauts faits d'une oligarchie anxieuse de tout contrôler, partout où son regard se pose qu'inquiète la plus petite vaguelette d'un domaine maritime où les frileux sont à la barre sous les tropiques jusqu'en Hyperborée.

Patriote. En gros c'est qui a le droit d'exiger papiers et diverses privautés dévoreuse de mon temps et de m'imposer sa conception des choses que légitime d'être payé pour les faire, quitte à en payer d'autres pour le faire à sa place, tout en se contentant des bénéfices qui affluent à la mesure des sévices infligés. C'est toujours pour eux la fête de te faire la tienne et de se fabriquer à longueur de parle-ment des raisons toujours aussi péremptoires d'inaugurer de nouvelles festivités.

Ainsi va le patriote à sa carrière débridée, à toujours soupçonner les autres de n'être pas comme lui aussi royaliste que l'exige le bulletin de salaire, comme l'a décidé une hiérarchie d'une insoupçonnable fidélité à la feuille de paye.
Patriote. C'est Paperasse qu'il faudrait les nommer. Patriotes qui n'aspirent qu'à l'infini des horizons bornés de leurs prés carrés illimités.
Patriote... Oups! mes papiers.

Ж

24 octobre 2023

D'ailleurs, dit à la soupe le cheveu, je trouve regrettable, voire même inadmissible, pour ne pas dire lamentable, que la conspiration du silence soit constamment vilipendée par le français courant qui ne dit quasi rien de celle du bavardage comme si celle-ci, la pauvrette, avait démérité ce qui est loin d'être le cas à en juger par l'usage qui en est fait par les media du courant principal de la pensée préfabriquée, pour ne rien dire des innombrables affluents qui alimentent le fleuve puissant des caprices politiques d'un gang de demeurés imbus dans le saint des saints de leurs pensées les plus secrètes de la supériorité des courants liminaires qui savent d'où souffle le vent follet, car il est toujours l'heure des palabres à répéter jusqu'à la nausée pour qu'elles fassent des petits, des paroles toutes faites pour édifier le badaud sur les vertus de croire sans réserve ce qui est conseillé par la presse subventionnée pour conter fleurete à chevrette aimant se laisser berner et, dinde de la farce, d'en payer l'addition et le pourboire.
La soupe se le tint pour dit, n'en fit aucun cas et nul silence ne vint troubler le tintamarre, nul bavardage ne tenta de gloser sur ce dont on n'avait pas entendu parler puisque les media n'en disaient rien car tout allait très bien Madame la Marquise, chacun se porte comme un charme qui se fait protéger par ses gens d'armes privatisés.

Ж

Cocoricaca

Vague allusion à l'interview de Pierre Conesa, 'La montée du séparatisme', à propos de Salafisme et de politique migratoire - Ligne Droite/Radio Courtoisie

La mayonnaise prenait si peu, pour reprendre la terminologie d'un éminent géo-stratège, si peu pris misère! que l'aïoli, pensant faire mieux, lui déclara la guerre pour motif de gastronomie offensée en sa dignité par les aromates utilisés dans la confection d'une aussi suintante suspension... des droits et libertés car qui n'est pas pris est toujours à temps de prendre ce qui, en propre, ne peut pourtant appartenir aux énamourés de la saleté.
L'émulsion ne se stabilisait qu'à grands coups de fouet pour donner du corps à un amalgame qui prend de moins en moins mais s'accroche et ne cesse de dégouliner. Plus ça s'agrippe moins c'est relevé, plus ça s'affale plus ça s'affole, moins ça sait où donner de la tête puisque tout est à vendre, y compris ce que d'autres ne donnent pas, qu'il faut donc prendre, ce qu'ils n'apprécient guère, ce qui fit qu'à la mayonnaise l'aïoli déclara la guerre; sus aux huiles frelatées entrant dans la composition d'un si mauvais brouet d'insipide médiocrité, de cruauté perfide, qui donne envie de dégueuler car comme le disait quelque sage un tantinet perché, la merde, non seulement ça glisse mais en plus c'est dur à avaler.

Et la mayonnaise déversait des larmes de crocodile de ne pouvoir prendre tout ce qu'elle voulait que toujours plus de monde refusait de se laisser confisquer par la fricaille généreuse de salmigondis riches en fluides promettant l'ivresse et délivrant la frénésie. Car ce que stratège entend de loin, la populace le cotoie à satiété; d'où le séparatisme de qui se fait gaver par une société de minables enragés dont le sens commun se scandalise ou se désole tout en se frottant les mains à la pensée, ô si sensée! qu'un jour peut-être quelque miette viendra apaiser leur intrépide sobriété. Séparatisme enragé de se débarrasser d'une bande d'imbuvables connards pris pour des cadors par des imbéciles.
La stratégie du masochisme pronée par des sadiques ne prenait pas; cette surprise! Qui faisait s'écarquiller d'admiration les yeux des foules admiratives de tout ce qui dégouline, qui ne sut s'agripper aux profondeurs des marais admirables dégorgeant remugles et incantations à la cadence infernale de tarés d'exception.