Avis à qui de droit: rendez-vous à Nuremberg, ou en quelque autre lieu où les Yankees ne pourront plus vous protéger!

La Fabrique Des Extrêmes

Comme il y a un bail que je ne fais plus partie de ces âmes innocentes qui se croient tenues de protester sans cesse de leur loyauté républicaine, de leur attachement inconditionnel à la maison France, j'ai eu le temps d'apprendre qu'il valait mieux modérer ses élans de sincérité et ne pas trop en faire dans le dénigrement, ses risques et périls n'étant que trop évidents à qui parle d'expérience. Malgré une prudence de si bon aloi, hélas! j'ai soudain compris, malédiction de l'isolement, que j'étais le seul à bien entendre à quel point les polichinelles qui nous régentent n'y comprenaient rien.
Inspiré par un désir suicidaire de me lancer dans la pédagogie concrète; happé, comble de l'absurdité, par une folle envie de vérité, je me suis mis en tête, irrationnellement donc, puisque c'est ma tête, en tête d'expliquer à la bande de petits morveux coiffés de tous les mérites que l'exécrable populace n'a pas mérités, lui dire ce qui fait que je hais ses tripes et que je n'ai aucune peine à imaginer ce qu'elle me réserve, sachant ce qu'elle m'a déjà fait dont elle est si fière, comme je le serai le jour venu de ce que j' aurai su lui faire.
Pénétré d'une limpide compréhension des ressorts intimes, ou moins discrets, qui font se télescoper les êtres et les choses, mon esprit résista victorieusement à toute prétention à paraître le moindrement crédible auprès des cercles avisés et résolut donc patriotiquement de vous livrer en vrac ce qui lui passe par la tête, comme le font les héros du Marais, nos représentants raffinés qui savent se faire payer pour divaguer, ce qui n'est pas son cas mais la raison pour laquelle il les jalouse, puisqu'il délire aussi bien que n'importe qui et personne ne le paye pour ça.
Pas tout ce qui me passe par la tête, d'ailleurs; je n'en veux à personne à ce point, sauf à moi, puisque c'est par ma tête que ça passe, ou ne passe pas. Aussi, rester simple et dire les choses comme elles sont... ce qui est plutôt affaire de journaliste, ces autres dépositaires de la compréhension ultime, spécialistes attitrés de l'irréfutable vérité objective de la réalité sucée et resucée.
Ce n'est pas compliqué. C'est même un miracle de simplicité. Je les hais parce que ces connards, très peu allégoriquement et en conformité avec votre rhétorique préférée, ces gens-là, ces fumiers, leurs commanditaires et leurs parents ont assassiné mon père, ma soeur, mon frère, empoisonné ma mère et sa descendance, par cupidité et indifférence hypothéqué la santé de mes enfants et fait de moi un invalide qu'ils poursuivent de leur hargne paperassière et de leurs thérapeutiques de sadiques à plein temps.
La France. Les républiques. La racaille confite de légitimité qui révère les saintes institutions qui n'imaginent pas ne pas molester la plèbe qui se le cherche bien puisqu'elle les a trouvées.
Où la pédagogie devient risquée c'est que la sincérité du discours a vite fait de dépasser les bornes admises par les géomètres fixant le goût du jour en fonction du leur qui n'a pas l'air de m'inclure souvent dans le cadastre des milieux autorisés à avoir un avis qui le soit. Il n'est pas toujours très bien vu de tirer les conclusions qui s'imposent ailleurs que par devers soi, mais que faire? quand la circonlocution la moins benoîte reste contraire à l'authenticité qu'exigent les circonstance, ces périls courus par la patrie aux mains des mêmes crevures convaincues de leur bon droit parce qu'ils ont été dressés à ça, à réussir sur le dos des autres car c'est ce qu'exige l'honneur de ces dévots qui révèrent la purulence.
Depuis le premier jour, l'état français, de mèche avec la finance internationale, et l'industrie médicale en particulier, m'a empoisonné l'existence. Avant même mon premier jour. Médecins, pharmaciens et fonctionnaires ont intoxiqué ma mère avec une drogue, le distilbène, que l'administration gauloise prescrivit libéralement, sur recommandation de la FDA (Food and drug administration, américaine), à partir de 1948, soi-disant pour lutter contre les fausses couches. C'était la 4e République, le Plan Marshall, et les bonnes vieilles habitudes de traiter la population comme de la volaille ou du bétail. Le bon vieux temps de se soucier des effets cancérigènes, connus dès l'origine, comme d'une guigne et de se soucier pareillement du non-effet sur les parturitions précoces, connu dès 1953, comme d'un autre fétu à balayer de son veston d'une chiquenaude, et d'en continuer la prescription jusqu'en 1977... alors, une fois de plus, autre pichenette, que les USA en avaient limité l'usage dès 1971 à la suite de la découverte d'un cancer de l'utérus directement lié à l'exposition au diethylstilbestrol (distilbène, DES), un oestrogène ('hormone sexuelle femelle primaire') et un perturbateur endocrinien qui fut administré à doses massives (entre cent et cinq cents pilules contraceptives d'aujourd'hui, suivant des sources plutôt obscures, mais l'assurance maladie de Perpignan n'a pas eu l'air disposée à éclairer ma lanterne quand je lui ai posé la question) et présenterait l'avantage supplémentaire d'être aussi addictif que l'héroïne.
Au bout de trois ou quatre générations de cobayes non rémunérés, aux USA seulement, il y aurait environ quarante millions de personnes affectées (cancers, déformation de l'appareil reproductif, troubles de l'identité sexuelle, santé pourrie en général...). Ce qui donne un certain piquant à l'affaire c'est que le Code de Nuremberg, règlementant l'expérimentation sur des êtres humains (à la suite des expériences des Nazis dans les camps de concentration), venait d'être signé et c'est comme si on avait confié le contrôle de son respect au Dr Mengele.
Donc les institutions qui ont couvert l'empoisonnement de ma mère, le cancer de ma soeur et d'autres peccadilles sans importance aux yeux des importants, qui n'ont pas eu un frémissement de conscience pour essayer de réparer les dégâts causés par leur indifférence, ces organismes sans âmes peuplés de zombies ont des comptes à rendre, à me rendre et les héritiers des remboursements à effectuer.
Et pour terminer sur une note optimiste, après le DES, la Dépakine et la Thalidomide il y eut le sang contaminé, le Vioxx, le Mediator, le Gardasil... bientôt les statines? et la conviction grandissante que la médecine contemporaine et le gouvernement par décret et ordonnance se sont bien trouvés. Avec cette autre opinion que les services publics s'y entendent surtout à nous faire servir à leurs sévices planifiés. Ceux qu'ils m'infligent depuis toute une vie leur faisant espérer pouvoir continuer à exploiter les tares que j'ai léguées à ma descendance, en toute innocence, puisque je n'ai compris qu'en ma 69e année ce que me devait l'oligarchie pour s'être avec tant d'intérêt penché sur mon existence in utero. Probablement la même racaille qui s'opposait au droit à l'avortement, mais ne recule pas devant le viol de toute décence.
Cette médecine et cet état se sont bien trouvés et j'espère sans nuance les voir crever ensemble. Et ce n'est pas tant de la haine que de la révulsion, à les voir se pavaner, une envie de vomir qui frise le sublime. Dommages et intérêts? Vous plaisantez. Préjudice moral? Jamais entendu parler!
Avant de conclure pour de bon je me dépêche d'ajouter que je sais que la victimisation me guette à chaque pas, à moins que je n'y ai honteusement cédé de Z à A; car je dois bien reconnaître que les véritables victimes guettées par un destin atroce sont les hypothétiques milliardaires que l'on sommerait de rembourser leurs détournements. Ce sont là victimes respectables qui se plaignent à bon escient et n'ont pas mérité un tel tourment. Pas comme tous ces gueux et leurs malheurs vulgaires!
Mais, victime ou mythomane je sais ce que nous réserve la Startup Nation, la Baie des Cochons que fomente à notre intention un Kennedy de monoprix avec l'aimable collaboration de tous les opportunistes de la Win Team accrochés à sa traîne qui les propulsera vers les sommets de vulgarité auxquels six décennies de Ve république ont su les préparer.

Absurde!

S'il n'est plus à prouver que nos aïeux n'étaient pas aussi uniformément Gaulois que le voulait certaine habitude de pensée, il serait temps quand même que l'on reconnaisse que les ancêtres de nos actuels maîtres étaient Francs, venus d'outre-Rhin, salauds d'immigrants. Francs, complètement. Ce que l'on observe sans peine chez leurs descendants qui se font appeler "Nos élus" par les électeurs, "vos représentants" par les journalistes et "leurs" parlementaires par les étrangers. Nos, Vos, Leurs par tout le monde en somme!"