Je vous le dis comme je le pense, ai-je entendu un premier ministre remarquer ce matin, et ce que je pense de mon côté c'est que certaines personnalités un peu dures de la feuille devraient se faire payer des prothèses auditives pour finir par ouïr ce que d'autres ont l'audace d'exiger.
Car, une fois les Gilets Jaunes réduits au silence, moins les irréductibles, une grande placidité s'emparera du pays, ce qu'autrefois on appelait la guerre froide. Ce n'est pas d'hier, ou d'il y a quarante balais, contrairement à ce que certains Gilets Jaunes semblent croire, que le peuple n'a pas sa place en France et ça a l'air de vouloir durer . Le peuple, sans majuscule, celui dont on ne peut se prévaloir sans passer pour une bizarrerie de l'histoire. Le petit peuple si difficile à définir mais qui est là pour venir faire la claque quand sifflent les roitelets, pas pour décider quelle partition lui sera jouée.
Ce que ne pigent pas les freluquets qui veulent ordonner la danse c'est qu'internet est passé par là, exposant le détail de leurs simagrées; la toile mondiale et la possibilité d'approfondir, de comparer, apprendre, comprendre un peu mieux et un jour peut-être assez bien pour mettre un terme aux fariboles des damoiseaux en leur coupant le sifflet, le caquet et la machine à machiner.
Or ce n'est pas nouveau que l'éternel retour arrange bien les choses et comme d'autres donc le disent de même qu'ils le pensent, ce que j'en dis moi-même, puisque je le pense, c'est qu'il y en aura beaucoup qui se mettront bientôt à regretter les jours heureux des Gilets Jaunes déchaînés, le bon vieux temps de quand le peuple croyait encore avoir des droits et gobait innocemment que protester est la meilleure manière de les faire respecter. Confiant moi même que le Phénix ici ou là est en train de renaître, je remercie par avance Mesdames et Messieurs les premiers et leur cortège de surdoués d'avoir fait naître en moi, comme cela ne m'était pas à ce point arrivé en sept décennies, un mépris d'une ravissante intensité pour des institutions moisies.
Moi qui ai plus d'une fois songé à voter Front National pour que Marine abrège mes souffrances... quel naïf je faisais! Pour en finir au plus vite avec cette république de tortionnaires c'est pour Macron que j'aurais dû voter. Mais j'ai compris la leçon, tant elle me fut expliquée avec une intelligence rare, et je le dirai mes bien chers frères, comme je le pense, surtout quand c'est avec les tripes que je me mêle de le faire: aux prochaines élections européennes Votons LREM! Ce sera un peu plus dur dans un premier temps mais ça ira ensuite beaucoup mieux qu'avant puisque la France aura explosé grâce à eux, très adroitement.

Absurde!

S'il n'est plus à prouver que nos aïeux n'étaient pas aussi uniformément Gaulois que le voulait certaine habitude de pensée, il serait temps quand même que l'on reconnaisse que les ancêtres de nos actuels maîtres étaient Francs, venus d'outre-Rhin, salauds d'immigrants. Francs, complètement. Ce que l'on observe sans peine chez leurs descendants qui se font appeler "Nos élus" par les électeurs, "vos représentants" par les journalistes et "leurs" parlementaires par les étrangers. Nos, Vos, Leurs par tout le monde en somme!"