Lettre ouverte à Priscillia Ludosky

Avant toute chose, Amnistie pour les Gilets Jaunes

Si je vous écris Madame, après avoir entendu vos interventions sur le web, c'est que j'ai signé votre pétition 'Baisse du prix de l'essence à la pompe', sans complètement adhérer à ses termes, ayant jugé que l'heure n'est pas à mégoter sur des dates et des formulations, mais à faire front pour nous défendre ensemble contre les agressions permanentes de l'hydre innombrable qui ne songe qu'à nous isoler les uns des autres pour mieux nous asservir.
Cela dit mon avis diffère du vôtre sur ceci au moins que je n'ai aucune peine à imaginer qu'un président qui se dit 'pour la démocratie' puisse penser par-devers lui que sa propre démocratie est mieux pensée que la nôtre en raison d'un esprit supérieur qui saute aux yeux de tout observateur dressé à observer comme il est bien vu de le faire et d'une tendance bien naturelle à toujours voir midi à sa porte, aidé en cela par ces myriades de conseillers qui constellent les budgets. Et puisque, comme vous, je n'oublie pas, je suis bien persuadé qu'un président frais émoulu de tant d'émoluments puisse, suivant les circonstances refuser tout net de suivre nos respectueuses recommandations où les vider de leur substance.
Je crois qu'il est vain d'espèrer qu'un scorpion se retiendra de piquer, ou que les araignées cesseront de tisser leur toile.

Priscillia Ludosky
Priscillia Ludosky

Je ne sais guère ce qu'il se passa en 1978, date à laquelle vous semblez faire commencer la 'dépossession d'un peuple', mais je puis vous garantir que trente ans plus tôt, république après république, et celle d'avant n'était pas la première, d'une escroquerie l'autre, nous n'avons jamais eu 'les moyens de nous faire entendre', sous ce régime de notables moisis qui ne voient pas plus loin que leur mesquinerie.
Ces gens-là, comme je m'en souviens sans être historien, ne reculeront devant aucune infamie pour conserver leurs privilèges, leur pouvoir, leur argent toujours bien acquis, récompense légitime de l'effort consenti, témoignage de la faveur céleste envers des personnalités d'exception, ces gens-là sont tellement épris de leurs économies qu'ils leur sacrifieraient père et mère, et nous bien avant eux. Et comme d'habitude sans faire les timides pour nous infliger toutes les tortures qui leur passent par la tête, mais en mijotant leur coup, comme ils ont su de tout temps le faire pour nous pressurer.
Prenons les services publics que d'aucuns nous vantent comme si leur vie en dépendait ce qui est souvent le cas. Les vante-t-on d'autant plus qu'ils disparaissent ou parce qu'ils le méritent? Cela fait toute une vie que je les vois toujours plus impuissants à protéger les citoyens contre les caprices des lobbies, tout aussi incapables d'offrir une existence honorable à ceux qui y travaillent et dont c'est la tâche... de dire amen à toutes les lubies d'une hiérarchie de traîtres.
Diable! Je vous prie de pardonner mes excès de langage. Il paraît que la patience est une des vertus de l'âge mais j'ai dû perdre la mienne en chemin, dans quelque couloir d'hôpital, une énième salle d'attente.
Une étoile filante vient de disparaître dans le ciel obscur à ma fenêtre et c'est ce que nous sommes au regard de l'éternité... qui n'est pas le genre de durée dont j'ai particulièrement à me soucier, d'autres tracas trop immédiats retenant de plus près mon attention volage.
J'entends les infirmières se plaindre des difficultés de leur mêtier et je suis sûr qu'elles ne manquent pas de raison de le faire. Je me plains des infirmières. Ai-je moins raison qu'elles? Je leur reproche d'être la souple courroie de transmission de sadiques et de tortionnaires... ça m'a encore échappé, je vous présente mes excuses, cela ne se reproduira pas (peut-être). D'ailleurs, l'Assurance Maladie, est-ce un service public? Ou le bras armé de l'industrie médicale, des corporations alliées aux syndicats pour garrotter les malades et voler leur santé aux bien-portants!
Les services publics... vous voyez ce que je veux dire? S'ils étaient au service des citoyens il en faudrait davantage, mais le jour où ils le seront vraiment... c'est pas demain la veille; dans les conditions actuelles ils ne sont le plus souvent qu'un gaspillage honteux de l'argent public pour satisfaire les désirs des castes imbriquées qui cimentent notre existence. De ce genre de service, il y en a beaucoup trop déjà. Et ce n'est pas que je veuille jeter les fonctionnaires dans les tentacules du chomage (les hauts fonctionnaires, oui) mais il m'est souvent impossible de ne pas penser qu'ils nous coûteraient moins cher et s'en porteraient mieux s'ils étaient payés à ne rien faire. Oups! Admettez quand même que je progresse dans la modération de l'invective; cela finira peut-être par me passer un jour, si je survis aux bons soins de la Sécurité sociale des sbires agréés.
Et si vous vous interrogez sur mon identité politique, dites-vous bien que moi aussi, mais qu'à force de m'entendre traiter d'antisémite par un ancien premier ministre et de peste brune par les forces du bien-penser je finirai par trouver, si ce n'est déjà fait, à certain club de randonneurs, des déhanchement d'oiseaux aquatiques, ni bernache, ni canard, mais qui cacardent, qui cacardent... et que se dandinent les gandins qui hardiment défilent! Et n'allez pas me chercher du côté de ceux qui livrent les migrants clandestins à la police, mais plutôt vers où on est bien persuadé qu'on ne nous donnera rien que nous ne sachions prendre par nous-mêmes.
Les Gilets Jaunes, et moi avec, sont-ils à gauche, à droite, ou plutôt là où certains préfèreraient qu'ils ne soient pas: à leurs chausses! Gare aux bas de laine messieurs les tricoteurs, la place de Grève ne nous intéresse pas, nous voulons Davos et Panama, et les bas de soie! Mais voulons-nous, veulent-ils cela? J'aurais voulu m'en assurer car mes divergences ne sont pas que question de date.
Vous voulez un référendum d'initiative citoyenne. Moi aussi. Une constitution qui respecte notre liberté. Et moi donc... et tant d'autres choses, et n'avez-vous pas comme moi l'impression que l'urgence n'est pas aux plans sur la comète? Je puis vous servir les miens, si cela vous intéresse: il faut poursuivre l'état pour violation du droit de manifester pour défendre sa liberté, droit que je viens d'inventer pour les besoins de l'heure puisqu'il n'existe pas et que depuis que la France est républicaine, qu'il existe ou pas, notre soi-disant élite n'en fait pas le moindre cas.
Rêveur que je suis je recommande que se constitue une partie civile collective, qui bien sûr n'existe que dans les Amériques, pour traîner l'état et le gouvernement devant le tribunal de La Haye, pour crime contre l'humanité dont il ne m'étonnerait pas de découvrir à cette occasion que les Gilets Jaunes ne correspondent pas comme il faudrait à la définition que donne le dictionnaire de 'victime certifiée'... par qui cherche à punir sévèrement les crimes infâmes commis dans les Balkans ou en Afrique et s'inquiète moins sur le territoire national des meurtres bien codifiés de qui ne convient pas aux incontournables convenances.
En voulez-vous un autre? Le RIC dépendant de bien des facteurs que nous ne contrôlons pas, je crois bien plus urgente la création de sociétés mutuelles de défense des citoyens qui y adhèreraient, et dont la raison d'être serait d'offrir à toute la population les mêmes protections que les riches se réservent dans leurs sociétés anonymes. Défense contre l'état, les multinationales et la stupidité des syndicats; et pour cesser de chercher dans l'empyrée la solution à des problèmes de frigidaire.

Restons sérieux. Je ne propose rien, mais je dis ceci: ne laissons pas l'indifférente engeance des toubibs, notaires et rentiers s'acharner sur la populace taillable et corvéable à merci comme par le passé. Identifions tous ceux qui encourrent les représailles d'un pouvoir de pourris et que la solidarité s'organise et ne se relâche pas; c'est la liberté de chacun de nous qui est en jeu, et celle de nos enfants. Deux siècles d'escroqueries, de trahisons renouvelées, de répression systématique de toutes nos aspirations à exister, de carnages... Ne nous égarons pas: Amnistie, non-lieu, réparations pour tous les Gilets Jaunes et pas qu'eux!
Amnistie pour les vieux parqués dans les camps de la mort lente que nous réservent en leur mansuétude les 'hedge funds' et leurs plus visibles employés de l'académie, de la pharmacie et des Ulminati (complotisme oblige, d'origine neuronale mal lunée). Amnistie pour les citoyens de tout âge tombés dans les griffes de l'industrie médicale. Amnistie pour les indépendants poursuivis par les huissiers. Amnistie pour les chômeurs pris dans la nasse de Pôle Emploi.
Ne croyez-vous pas le temps venu d'une autre pétition qui tomberait à pic pour saluer l'année nouvelle?
Les Gilets Jaunes doivent être amnistiés.

Absurde!

S'il n'est plus à prouver que nos aïeux n'étaient pas aussi uniformément Gaulois que le voulait certaine habitude de pensée, il serait temps quand même que l'on reconnaisse que les ancêtres de nos actuels maîtres étaient Francs, venus d'outre-Rhin, salauds d'immigrants. Francs, complètement. Ce que l'on observe sans peine chez leurs descendants qui se font appeler "Nos élus" par les électeurs, "vos représentants" par les journalistes et "leurs" parlementaires par les étrangers. Nos, Vos, Leurs par tout le monde en somme!"