Réponse groupée aux bonnes âmes vaccinophiles

Décidément on ne s'ennuie pas sur la planète Terre au temps de la république en berne crapahutant au pas de l'oie. Et sur les réseaux sociaux n'en parlons pas, c'est tous les jours que l'on en apprend, y compris sur soi.
Or donc récemment je crus bon de m'abandonner à cette néfaste manie qui me causa tant de tort au fil des décennies, dire ce que je pensais de ce que l'on se préparait à m'imposer sans m'avoir consulté. Ce qui est parfaitement indécent de la part du citoyen lambda de cette république libérée qui est censé obtempérer au moindre caca nerveux douloureusement expulsé de neurones constipés par les défenseurs de la démocratie conquérante de preux boutonneux.
J'appris donc que j'étais bête, ce dont je me doutais mais apprécie de voir confirmer par des gens trop intelligents pour utiliser un correcteur orthographique, ou tourner sept fois leur langue dans la bouche avant d'intimer à l'interlocuteur interloqué que le débat est clos avant d'avoir commencé sur la foi de cette conviction avérée que l'absence d'argument est le meilleur fondement de toute certitude. Trop bête d'ailleurs pour avaler l'évangile du sacrifice des jeunots par leurs aînés pour le bénéfice des seuls délabrés. La naïveté politique n'est bien sûr pas le moindrement signe d'une faculté de raisonner dont la dérive n'était supposée venir qu'avec les années. Preuve de précocité louable dans les cercles éclairés?
L'âne que je suis, d'une lignée spécialement butée, mérite bien qu'on lui reproche d'abuser du droit de braire ce qui lui passe par la tête qui n'a aucun intérêt puisqu'il fut de longtemps décidé que l'abus débutait quand j'ouvre la bouche pour respirer. On me reconnaît néanmoins le droit de refuser le vaccin, ce que je ne trouve guère raisonnable puisque ce sont des 'idées à la con' qui semblent bien m'avoir contaminé. Le genre de lubie consistant à m'inquiéter de ce que l'on veut faire à mes enfants et petits-enfants au nom de la raison scientifique transcendante décrétée en vase clos par des crétins maléfiques, par des abrutis congénitaux qu'il est plus convenable de considérer comme des élites considérables dont l'avis doit primer qui découle, dans la transparence, de la claire légitimité des comptes consolidés.
Quoi qu'il en soit de mon degré d'irrationalité je me hâte de rassurer toute une et tout un quant à mon respect du confinement prophylactique ordonné par nos méritantes élites. Tant et si bien d'ailleurs que si je pouvais revendre mon quota inutilisé d'occasions de contaminer légalement mes compatriotes comme les industries polluantes peuvent négocier leur quota de particules fines et d'effluents putrides, je crois que comme quelques autres le corona m'enrichirait.
Par ailleurs je me sens obligé de concourir avec mes détracteurs car je reconnais être le produit d'une société capitaliste et je dirais même mieux, bien plus ce produit que la plupart d'entre vous, rejetons qu'adorèrent principalement vos pères et mères et sur le berceau de qui ne s'est pas penché avec concupiscence le capitalisme le plus dévergondé que l'après deuxième guerre mondiale se mit en devoir d'accoucher en accéléré pour satisfaire les maîtres du moment en empoisonnant ma mère, entre autres centaines de milliers de femmes porteuses d'espoirs financiers qui ne devaient pas être déçus pour faciliter la stabilité des marchés.
Ce qui fait que, comme qui dirait, ma notion du vivre ensemble fut peut-être quelque peu destabilisée par les traficotages endocriniens d'une industrie médicale qui ne manque pas d'apprentis sorciers pour accompagner d'innombrables contes de fée concernant principalement les avantages dérivés de l'exploitation des carcasses humaines dont les différentes corporations de la galaxie sanitaire négocient entre elles, qui le cerveau, qui les poumons, qui la tripaille ou le cœur... et le nombril bien sûr que favorise nul doute de vivre confiné au bout d'un tuyau d'oxygène dont la nécessité me fut greffé par la science républicaine sans me laisser même le temps de naître. Mon empathie en aurait souffert que je n'en serais guère étonné.
De là à me soupçonner de me penser du bon côté me conduit à suggérer que vous devez peu me connaître, ce qui est normal, et vous connaître aussi mal, ce qui l'est moins. J'ai beau être bête je ne vois vraiment pas ce qui dans ma situation pourrait me conduire à me croire du côté que des gens moins bêtes que moi paraît-il qualifient de 'bon'.
Quant à être résistant, sans le moindre doute; fût-ce seulement d'avoir survécu à quatre pneumonies ces dernières années et au covid l'an passé et à trente ans de handicap aggravé par les bons soins des soignants de toutes les catégories et s'il y a une chose que je ne recommande à personne c'est bien les urgences et les services de réa où l'on est véritablement traité comme un cadavre avant la lettre et, plus que tous les autres allongés, délicatement encouragé à la boucler. C'est pourquoi, ayant goûté l'empathie et le vivre ensemble des services hospitaliers, je rigole doucement de les voir en masse menacés par les mêmes traitements qu'ils infligent aux patients à longueur d'année, par nombrilisme et servilité.
Et donc 'égoïste' moi? Que nenni! Ce serait égoïste de ne pas partager mon expérience prolongée d'une médecine publique et privée, libérale ou salariée, dont on nous vante les bienfaits innombrables à longueur de réductions budgétaires; mais qu'un patient de longue durée s'avise de faire tinter un autre grelot et il est immédiatement évident que quelque fièvre doit le faire délirer. Oser penser que le club du caducée n'est qu'un agrégat de demeurés en thérapeutique manipulés par des as du chéquier, oser penser ça, vous n'y pensez pas! Peut-être avez-vous entendu quelque sage se moquer de ceux qui commencent par annoncer qu'ils ne sont pas médecins mais ajoutent sans sourciller leur avis à expertise limitée, à tort ou à raison? C'est selon.
Or comme beaucoup d'autres, toubib point ne suis mais... mais il n'y a pas de mais. Je ne suis pas toubib donc il existe une possibilité logique non négligeable que je n'aie pas eu à endosser l'idéologie féodale de l'establishment médical vaillamment épaulée par les apparatchiks du système de racket généralisé qui s'empiffre sur notre santé, peut-être pas la vôtre mais la mienne, inlassablement depuis au moins trente ans.
Égoïste de dénoncer la mafia qui veut généraliser à l'ensemble de la population la dictature médicale à laquelle j'ai eu le déplaisir de goûter en avant première depuis tant de décennies. Une profession qui a tué mon père, mon frère, ma sœur, anéanti l'existence de ma mère avec une pharmacopée plus délirante encore que les raisonnement du polichinelle véreux dont s'enorgueillit le Paname des piteux... à l'un d'entre vous je répondis de manière sybilline: G.F.Y! Il se reconnaitra ou pas, je lui précise que c'est de l'anglais.
Quant à me faire honte, chère vieille nation minable, en panne de culture et d'argumentation, il va falloir vous y prendre un peu plus savamment pour me convaincre de me rallier à des positions aussi peu subtiles que les vôtres tout en ignorant les leçons tirées de la très désagréable fréquentation de quatre ou cinq systèmes de santé différents sur trois continents dont profita surtout la secte maudite des vampires en blanc. Une âme charitable s'inquiétait, 'Mais qui paiera quand vous serez malade'; qu'elle se rassure, vous payez déjà, moins que moi, mais ça fait une paye et je vous garantis que c'est pas donné, surtout pour ce que ça vaut. Et ceux qui ne respectent pas mon choix... je me demande jusqu'à quel point j'ai pompé leur syntaxe affligée, mais eux-mêmes n'ont pas l'air de piger qu'avec les ressources intellectuelles limitées de l'abruti que je serais je ne puis qu'admirativement les imiter, espérer un jour atteindre leur niveau de spiritualité et tenir leur personne et leur avis en la même haute estime qu'ils tiennent mes droits.
N'oublions pas les liens condescendants vers des sources scientifiques avérées, si elles existent ailleurs que dans l'imagination de certains, je reconnais volontiers que je ne les comprendrais pas, mais je les accepterais d'autant plus volontiers qu'on ne me forcerait pas à ingurgiter les résultats soi-disant irréfutables d'études financées par des mécènes que ne tracasse que la santé de l'humanité.
Mécène, ça rime avec Distilbène, c'était pas un vaccin mais une pilule pour optimiser la reproduction du bétail; ils feraient ça à mes enfants et je ne dirais rien. Je trouve que certains français ont un sens des responsabilités bien peu développé et aussi peu châtié que leur écriture.
Bref... je me sens subrepticement céder à l'appel ignoble de la victimisation qui guette toute victime bien réelle d'une mythomanie aggravée, mieux vaut que je me taise, je dois être en train d'abuser.
J'oubliais; si je conduis, non seulement sans les phares mais aussi les yeux fermés, c'est parce que j'ai la trouille de croiser votre regard glauque d'automates décervelés. Et où je me marre encore mieux c'est que vos gosses vaccinés vont me ressembler, comme moi ils endosseront le zombie qu'ils seront; ils n'oublieront jamais ce que vous avez laissé faire et vous en sauront un jour au carré, n'en doutons guère, infiniment gré.

La France, ai-je entendu dire, culpabiliserait d'avoir coupé la tête de son roi aux temps héroïques de la révolution. Et j'ai même entendu certains avancer que pour expier cette ignominie la meilleure preuve de repentance, devant l'histoire et la communauté internationale, serait de guillotiner un président. Ou deux, ou trois; depuis 1793 ça en fait des intérêts composés! Et les économies qu'on ferait!

Absurde!

S'il n'est plus à prouver que nos aïeux n'étaient pas aussi uniformément Gaulois que le voulait certaine habitude de pensée, il serait temps quand même que l'on reconnaisse que les ancêtres de nos actuels maîtres étaient Francs, venus d'outre-Rhin, salauds d'immigrants. Francs, complètement. Ce que l'on observe sans peine chez leurs descendants qui se font appeler "Nos élus" par les électeurs, "vos représentants" par les journalistes et "leurs" parlementaires par les étrangers. Nos, Vos, Leurs par tout le monde en somme!"