Reste ... les extrêmes. Dont l'extrême droit. Difficile de ne pas se dire qu'il semble mieux placé que l'extrême opposé pour, directement ou indirectement, nous débarrasser de tout ou presque de ce qui, à tort ou à raison, depuis tant de temps nous embarrasse. Au prix d'un retour accéléré vers une troisième république dont deux guerres n'ont pu nous débarrasser. La fin du dix-neuvième siècle sans les colonies, ô mélancolie.
P. de Villiers ministre de la culture et de l'enseignement ... de quoi nous faire regretter Luc Ferry et Jack Lang !
Mais, bon ! un reste d'instinct de conservation et un doute raisonnable sur l'opportunité de léguer à ma descendance les retombées d'une stratégie pour le moins risquée, font que je n'envisage plus ce genre de solution et que, de solution, il n'y en a donc pas, et d'espoir non plus qui a abondamment prouvé tout au long du siècle écoulé qu'il n'était qu'une illusion.
Bernard-Henri Lévy, philosophe averti, le sait depuis longtemps déjà, qui écrivait au début de la dernière décennie, mais il parlait d'écrivains et non de politique institutionnelle, qu'il y a "les désenchanteurs et les doreurs de pilule".
Fiat nox ! Espoir exit express. Heureusement, ou malheureusement, je ne sais, cette disparition pourrait bien favoriser une recrudescence de l'illusion inverse qui, on l'a vu quand les feuilles sont tombées, a une manière bien réelle, quoique fumante, de se manifester. Travaux d'automne occupent jardiniers et philosophes en leur limousine peuvent bien parader, qui sait encore de quoi ils causent ou ont causé.
Oncques revient , chevauchant l'électron, pour régner sur moteurs et annuaires gourmands, on le sait, de poésie politique, le Village Vertical de maigre et triste renommée, au pays où la lumière n'est plus que de l'électricité.

Absurde!

S'il n'est plus à prouver que nos aïeux n'étaient pas aussi uniformément Gaulois que le voulait certaine habitude de pensée, il serait temps quand même que l'on reconnaisse que les ancêtres de nos actuels maîtres étaient Francs, venus d'outre-Rhin, salauds d'immigrants. Francs, complètement. Ce que l'on observe sans peine chez leurs descendants qui se font appeler "Nos élus" par les électeurs, "vos représentants" par les journalistes et "leurs" parlementaires par les étrangers. Nos, Vos, Leurs par tout le monde en somme!"