Corona Saga, journal de pandémies

Dans le désordre, d'un confinement l'autre...
Journal d'hérétique: pas littéraire et pas scientifique; tout à fait confus de mettre à toutes les sauces tous les genres mais sur le seul registre de la diatribe et de la récrimination, d'une acrimonie qui enfile les jérémiades: invective, libelle insulte; le tout, cela va sans dire, vulgairement parlant. Et un reliquat de pudeur me retient d'ajouter que c'est à seule fin de ne pas être en reste avec sept décennies de constater que plus encore que l'ennui mortel ou le suicide, l'ignominie poisseuse est une spécialité bien française que nous servent depuis trop longtemps des ribambelles d'institutions véreuses, vibrants flambeaux de la décrépitude hexagonaise.
Il n'y a pas à se demander pourquoi c'est toujours les mêmes timbrés qui décident le destin d'une population dont l'existence même semble poser aux chiens-chiens à leurs maî-maîtres, qui jappent de couloirs ministériels en travées parlementaires, d'insolubles problèmes de promiscuité: comment côtoyer de tels cuistres? Planquons-les!
La StartUp Nation... de sombres crétins tout à fait à leur place au gouvernail d'une république de tarés, le résultat inénarrable de combien de décennies de mascarade démocratique? Idéaux élevés intimement énamourés de la carambouille généralisée: l'héritage du grand Charles, quelle réussite! Faut-il remercier? S'incliner bien bas, révérer très haut la tradition patriotique revitalisée par une bande de crevures?

Annoncez la couleur!

Je viens de trouver sur la toile cette 'déclaration' de l'un ou l'autre des hauts personnages responsables du plan de déconfinement: "...laisser les seniors confinés était de nature à induire une souffrance et une désespérance dont on mesure mal l'impact".
Inspiré par tant de bonne volonté officielle, je désire apporter mon témoignage de senior du confinement pour aider qui de droit à mesurer l'impact de la souffrance et de la désespérance que j'ai peut-être éprouvées… et dont je ne puis catégoriquement affirmer qu'elles sont directement liés à la haine incoercible que m'inspirent La République En Berne et la France des bourgeois puants au pouvoir depuis bien trop longtemps, mais statistiquement, relativement à mes états d'âme, il n'est pas impossible qu'il y ait une relation de cause à effet, entre les agissements récents de cette vermine et la haine que je lui porte, car généralement c'est surtout un mépris incommensurable que m'inspirait la patrie frauduleuse, ses ténors de la majorité, ses butors de l'opposition, ses coquelets de la société civile décervelée et ses coquins des corps constitués.
C’est que... voyez-vous, encore que je ne sache guère ce qu'il s'en pense par les monts et les vaux de Franconie... mais moi, en raison sans doute de mon âge, ou de ma santé, ou de ma grande opulence, moi j'ai cru entendre le premier ministre de cette contrée d'au-delà des Pyrénées dire à ses compatriotes vieux, pauvres et malades, de toute la hauteur dont il est enflé... dans mes oreilles a résonné l'impératif sacré de la république en appelant à ses aînés durs de la feuille... ce que j’ai pigé c’est que ce ministre m'a confié que je pouvais crever et qu'il devait m'y aider au mieux de l'arsenal règlementaire et de la pharmacopée la plus avancée dont rêve la finance pour l'avancement de notre santé.

Crève!

Crève sale pauvre, sale vieux, sale malade; laisse la place à la génération montante de baudruches surdouées. Crève dans ton coin, l'armée et la police sécurisent les rues pour qu’au couvre-feu tu ne te dérobes plus.
Stratégie de l'enfermement, rien de nouveau sous la république. Le confinement, je connais mieux ça que le vaste monde, ce qui me fait dire un 'Merde!' retentissant à l'héroïsme supposé des personnels de santé, la corporation impavide qui se nourrit de la souffrance des patients parce qu'elle serait infligée à bon escient par la hiérarchie politico-médicale dont chacun sait qu'elle ne se soucie que de l'intérêt du citoyen malade.
Comme à l'accoutumée je simplifierai à outrance les vérités simplistes parcourant dans le plus grand désordre des circonvolutions subissant l'assaut en règle des media illimités de cet âge numérique, mais je dois à la vérité, dont je suis comme le voisin le dépositaire privilégié, de contester cette glorification des professions qui sévissent dans les établissemments hospitaliers du système de santé français soumis au monopole d'un gang de criminels confirmés soutenus par des collaborateurs toujours prêts à exécuter les sévices qu'on leur dicte sur les organismes qui leur sont livrés.

Donc, ne vous en faites pas, si vous n’êtes pas tout ça, vieux, pauvre et malade; moi, par force, je m’inquiète. Je me demande si la 'fatwa' des jihadistes musulmans, cela correspond à la 'déclaration de guerre' des états centralisés, son équivalent dans certaines sociétés tribales? Si, par exemple, quelques énergumènes dans les franges fossiles d'un empire en miettes lançaient une fatwa collective contre telle ou telle partie du corps politique ou du pays en général, j'imagine que dans ce cas le traducteur soucieux des nuances de la pensée mondialisée, pour répondre aux canons de sa conscience de professionnel soucieux de précision, se moquant, corporativement parlant, aussi bien du journalisme que des mille et une manières de s'adonner au culte de l'esprit étriqué spécifique à toute profession autre que la sienne; ce traducteur consciencieux, s'occupant à expliquer au monde l'anthropologie concrète de la 'francité', devrait bien écrire que le président, son premier ministre, le gouvernement, la République En Berne, leurs domestiques et leurs commanditaires ont fixé au 11 mai de l'an quarante le commencement de la guerre civile contre les parties de la population qui ne rentrent pas dans les critères qui conviennent.
Je ne vois d'ailleurs pas qu'il faille s'offusquer plus que de raison de ces variations saisonnières dans la mise en œuvre de la tradition républicaine de régner à coups de trique pour développer dans le cœur du peuple un attachement sincère. Si les vieux en tant que tels, en raison peut-être de leur âge et d'une vue en baisse, n'avaient rien vu venir, c'est au pire la partie la mieux pourvue tout aussi atteinte de myopie que la moins favorisée, qui se retrouve fort dépourvue face à la réalité de ses désirs de sécurité désodorisée que de plus jeunes qu'eux ont décidé de se réserver, leur regard perçant ayant su discerner sans trop s'approcher que le vieux ça puait.
Je ne suis pas certain que les obèses se soient attendus à des montagnes de compassion en provenance du monde des fluets, vu la place de choix qui leur est faite au palmarès de la vulnérabilité, mais j'ai la certitude que d’autres handicapés savaient d'avance quoi espérer des gestionnaires de leur bien-être: une recrudescence des soucis et la croissance de leur maladie garante de la bonne santé des milieux médicaux et financiers.
Il tombe sous le sens que les pauvres en général ne redoutaient pas être surpris par la générosité habituelle que leur consent depuis plus d'une paye la France d'en haut, émue par leurs épreuves, comme on s’en doute. Inutile de cotiser à un syndicat pour savoir que comme d'habitude il n'y a rien à faire à quoi le MEDEF n'ait déjà pensé; ça ira mieux demain ou le jour d'après.

Oui ça ira mieux demain, quand la pandémie aura décampé, quand nos pas à nouveau sans hésiter nous porteront, jour après jour suivant le même itinéraire vers les lieux où passent nos années, de l'aube au coucher pour répondre à l'appel du minimum indispensable, qui résonne constamment, sous la direction inspirée par ce summum de l'imagination des humanoïdes dissociés, le président et son tonton, l'autre président, mon autre idole de ces temps, le tonton Sam, et leurs financiers, leurs cortèges de suiveurs hypnotisés par les mots automatiques vecteurs des promesses vides qu'il vaut mieux avaler sous menace d'ostracisme, de sacrilège sémantique, d’outrage au sens commun tel que décidé par des particuliers, de vrais fortiches en linguistique appliquée... qui verbalisent le passant pour avoir suivi à la lettre les instructions du premier ministre qui ne m'avaient pas semblé mentionner l'obligation de possèder une imprimante parmi les lois avec lesquelles on ne transige pas pendant la quarantaine de liberté qui suivra n'en doutons pas cette épreuve provisoire que des gamins irresponsables, des notables encore plus coupables que les fils à papa et mama les représentant, épaulés par les héroïques ci ou ça qui pour changer un peu continuent de se plaindre d'avoir à faire leur boulot qui est pour de bon de faire croire au monde qu'ils savent ce qu'ils font et voudraient en outre qu'on les félicite d'avoir collaboré avec leurs diverses hiérarchies corporatistes ou syndicales pour rendre cette épidémie inéluctable.

Petit poème pas sympa 01

Je rigole dans mon coin, confiné comme tout autre, je me réjouis du malheur des autres, ce qui est plus facile que du mien, et j'espère que maint petit entrepreneur, si coutumier de dénigrer la paresse des chômeurs, en profitera pour réévaluer la considération qu'il mérite lui-même, ce loser, comparativement à ces fainéants d'assistés qui pourraient avoir aussi leur part de raisons légitimes et d'empêchements arbitraires leur permettant de vivre le farniente de l'inactivité.
Toujours est-il que je suis convaincu d'avance que les huissiers dépêchés par qui de droit pour se payer sur la bête des dégats causés par les sots et la bébête, qu'ils sauront faire preuve de la même compréhension que les sbires mis aux trousses de ces fainéants de pauvres par une odorante république de bureaucrates à visage humain.

De tout temps la fonction de bouc-émissaire a bénéficié un peu partout d'une opinion favorable, inversement proportionnelle à la détestation qui entoure ceux qui la remplissent, en raison de l'indéniable utilité sociale de faire des boucs en question les dindons de la farce du jour, préparée à l'intention des gosiers disposés à ingurgiter une bouillie de vœux pieux aromatisés de nobles desseins par des maîtres queux ès stratégies pré-digérées dont l'énarchie raffole.
Et c'est pourquoi je ne puis hélas! me résoudre à voir dans tel ou tel, dont les épaules n'ont pas l'air de taille, malgré les épaulettes, le coupable idéal d'une situation inextricable donnée, et j'aurais plutôt tendance à considérer plus satisfaisantes les culpabilités collectives, tout en me disant aussi que c'est précisément pour cela qu'ils se trouvent où ils furent mis, les premiers de cordée emmêlés dans leurs nœuds de chaise, pour servir de fusible aux surtensions épisodiques affectant les réseaux et chastement voiler les véritables responsabilités.
Encore faut-il qu'ils sautent, ces parafoudres prévus par la constitution pour faire en sorte que ce soit nous qui sautions! C'est quand qu'elle crame pour de bon cette crème de crevures que la république nous impose à longueur d'élections comme le 'sine qua non' de la gouvernance éclairée? D'où sortent-ils ces phares de l'entendement illuminé... par les lueurs fuyantes du crépuscule de la France des ânes hallucinés?

Ce matin-là des gangs de robots énergisés par la pourriture ambiante s'apprêtaient, comme tous les matins qui l'avaient précédé depuis que l'infection gagne et se propage, des anthropoïdes artificialisés se préparaient à mettre de côté leur quota de points retraite et douceurs variées, avaricieusement fournies par qui les tient en laisse et leur fait manier le fouet contre les sous-hommes qui tombent dans leurs rêts où une débauche de dossiers attend pour mieux les assurer de la fraternité des collabos qui sont payés à martyriser les mauvais français, qu'ils ont mission d'éradiquer en supprimant les porteurs malsains contaminant le corps social, pour fait de chômage et de pauvreté, pour fait de maladie et d'empoisonnement délibéré exécuté au vu et au su de toutes ces instances si respectables qu'il faut la police et l'armée pour les protéger de l'affection populaire que ces âmes relevées prennent pour de la fureur, confusion des genres, quel malheur.
Oui quelle tuile d'être né en France. Quelle catastrophe de ne plus pouvoir la quitter pour aller visiter une autre humanité un peu plus bariolée. Un peu moins formattée. Dans une autre situation que celle d'un invalide à jamais en laisse lui aussi, au bout de son tuyau d'oxygène qui ne semble lui être gracieusement fourni que pour qu'il puisse encore remplir les formulaires indispensables au métabolisme de la bureaucratie.

Crise de religiosité incoercible

Reconfinement à perpète et croissance de la pensée magique au sein des masses éplorées des calamités qui soudain affligent comme jamais... comme jamais cela n'aurait dû arriver puisque depuis tant de décennies, tant de mandats, notre sainte démocratie a su suivre sans jamais s'éloigner d'une parfaite rectitude la voie d'une gestion avisée des droits et des libertés; ce qui garantit la légitimité en acier inoxydable des bavards habituels imbus de leur droit imprescriptible à se pavaner, immortalisé par maints grimoires dont ils tapissent un discours enlevé qui fouette le sang du hâbleur qui plastronne, qui roucoule; quel bonheur.
Désespéré de me voir incapable d'une telle perfection de pensée et d'expression, rongé par une jalousie que mon éducation chrétienne veut me voir humblement expier, je me suis mis à l'invocation des éléments [???] afin que ressuscite le bon vieil antan auquel il faut absolument se raccrocher pour en revenir inlassablement au pareil et même maintenant qui ne vaut toujours pas le bon vieux temps, mais faut faire avec car le disque est rayé et c'est pas près de changer, depuis le temps ça se saurait!
Le peuple citoyen ne sachant plus à quel saint se vouer se tourne donc vers la prière, s'en remettant à la magie, en dernière approximation pour exterminer Satan, ses costars cintrés, ses comptes d'épargne replets et son essaim de mijaurées bien blettes.

Notre secrétaire à je ne sais quoi, discourant sur le ‘rôle modèle’, prouve qu'à l'égal de son président elle a de la langue de Shakespeare une compréhension plus qu'approximative. Ce rôle modèle à la sauce Marlène est le contresens très littéral de ce que signifie l'expression anglaise 'role model', où 'model' est le sujet qui inspire tous les rôles par lesquels le qualifier au lieu d'être le qualificatif que la traduction 'à la startup nation' lui assigne comme rôle.
Heureusement pour ce gouvernement de forts en thème, Madame Schiappa retombe sur ses pieds grâce à Sibeth Ndiaye à qui elle destinait le rôle d'être le modèle à quoi se conformer pour les demoiselles de Macronie désireuses de briller par leur intelligence et leur originalité, incitées dans ce but à s'inspirer de l'interprétation de Sibeth Ndiaye qui colporte avec empressement les idioties qu'elle est chargée de nous répéter... est-elle payée au mensonge? à la demie vérité? à l'élucubration? à l'absurdité? à la connerie sans phrase? Il semblerait cependant qu'elle ne touchera pas de prime de risque pour son service à la nation car il y a longtemps que le ridicule ne tue plus. Et c’est bien dommage.
Les jouvencelles désormais ne s'inspireront plus de modèles, elles joueront des rôles, comme Sibeth Ndiaye elles participeront au mensonge du moment et s'ingénieront à interpréter celui qui optimise la rémunération du talent et de la conviction. Des couvées entières de Jeanne d'Arc 2.0 injecteront dans la partition à jouer toute la servilité dont Marlène Schiappa et Sibeth Ndiaye leur auront enseigné la grandeur et la nécessité.
Quant à la mise en scène... elles sauront aussi qu'elle est réglée ailleurs par d'autres virtuoses.
Ah, oui, elles retombent sur leurs pieds car, jusqu'à plus ample informé, elles ne risquent guère de tomber sur la tête pour raison de gravitation universelle et de densité intellectuelle; arriver à dire aussi souvent tant de bêtises dénote une légèreté de la réflexion qui leur permet de planer, avec tous les esprits élevés de leur entourage, la confrérie des Premiers de Cordée, hors d'atteinte des confrontations désagréables avec la vulgarité des esprits lourdingues qui les choisirent pour régner.

Prière à la République En Berne, Dieu s'étant absenté pour raison d'insalubrité de la société humaine. Veinard!
Pour l'avenir de l'espèce, mais avant tout pour celui de mes enfants, matin et soir je prie de te voir crever de mon vivant. Je prie, jour et nuit, qu'avant que les ténèbres aient enseveli ma vision, mes yeux aient pu se délecter de ta disparition, de la faillite définitive de l'infection qui se prétend la France. Savoir que je peux partir tranquille! Que tes sbires croupissent pour de bon dans maint cul-de-basse-fosse moult humide.
Et moisissent.

Il s'en est allé le sire longiligne qui faisait planer une ombre épaisse sur les splendeurs présidentielles; il s'est fait remanier, renvoyer dans sa chaumière.
Succédant aux affaires à l'échalas battu en neige c'est un premier ministre croupion qui est maintenant chargé de nous faire gober que le maire du palais ne lui fait pas faire ce que font, font, font... et que sa gouvernance ne ressemble en rien à un opéra bouffé aux morpions.
Le nouveau premier ministre, mon voisin ou presque, voulant nous prouver que plus ça change, plus c'est pareil, est bien parti pour arriver à battre le record de popularité départementale établi par l'un de ses prédécesseurs à la notabilité, catapultant le Conflent dans l'arène nationale, cependant qu'au bord de l'oued je m'en fus m'accoter, espérant ce qu'il habituel de souhaiter quand on va voir couler la Tet, en route vers la Méditerranée.
Le dynamisme de la continuité, chacun s'y attend; sempiternellement du pareil au même et inversement, d'une génération l'autre, les enjoliveurs du joug républicain, la prévaricratie française se féconde au fil du temps et, de même que j'avais pu déduire des vertus multiples de son ancêtre parmi les notables des approches pyrénéennes qu'elles n'étaient aucunement liées aux ratés dont j'écopais qui ne pouvaient à aucun titre être causés par une aussi belle mécanique, pondue par de si grands esprits, dans le secret de leur compréhension approfondie de ce qu'ils sont supposés savoir de sourires et de courbettes pour continuer de s'élever vers le plus haut perchoir du poulailler, tout ceci étant et ayant été je puis ainsi dès aujourd'hui prédire que pendant son ministère remanié c'est encore les mêmes qui vont continuer d'engranger et les autres de casquer. La liberté et la démocratie recouvriront le pays de leur affectueuse étreinte et les droits des citoyens en général connaîtront une subtile apothéose dont tout le monde ne connaitra pas la discrétion grandiose car il ne faudrait pas que d'aucuns se mettent à vouloir abuser des bonnes choses en particulier.
Ouais. Trêve de facéties téléguidées par les marchés esclavagistes qui inspirent tant de belles avancées à cette civilisation qui ne peut que fasciner qui y est exposé, irradié par la putréfaction globale du monde occidental, désespérément en quête d'une domination qui lui échappe interminablement. Acharné à sa propre perte par goût du gaspillage, du viol et de la destruction, orchestrés par l'alliance des gateux et des morveux, de pans entiers du patrimoine national dont ne feraient pas partie, suivant leur comprenette en berne, la vaste majorité de la population qui doit rester à la disposition d'incontestables défenseurs de la liberté qui est assignée à résidence dans leur périmètre protégé.

Petit poème pas sympa 02

Ainsi que je le laissai ci-dessus si finement entendre, pour enfoncer mon clou d'une main leste dans les bons sentiments de circonstance, je tenais à préciser pour qui l'ignorerait, que c'est une tactique avérée des autorités républicaines administrant d'une main de fer la solidarité qui leur est due par les citoyens négligeables qui ne resplendissent pas à la même hauteur que le bureaucrate consommé, une habitude bien ancrée reposant sur des liasses de formulaires que d'empêcher de travailler ceux dont elles veulent punir la fainéantise en déchaînant, contre l'insupportable laisser-aller des oisifs obligés, les forces légitimes entraînées à dépecer leurs victimes de leurs droits et libertés, les yeux fermés, pour cause de points retraite à mettre de côté en prévision des vieux jours des reîtres assermentés de l'État Superficiel qui suffit bien à mes angoisses de citoyen lambda qu'inquiètent les agissements de plus en plus incontrôlés des milices patronales agréées, sans que j'aille affubler un appareil d'état, au service des castes respectables à qui nous sommes tous redevables, d'une mystérieuse profondeur où s'est noyé le bon sens des politologues certifiés à la hauteur.

Ici l'ombre... la population vulnérable s'adresse à elle-même, tandis que se multiplient les paroles autorisées à invoquer la fragilité des citoyens que l'on maltraite à l'année dans un système de médecine féodale s'ingéniant à trouver les moyens les plus rentables de multiplier les maladies qui profitent le mieux aux bonnes âmes médicales se disputant la santé des malades, ce gisement qui n'en finissait pas d'être rentable, jusqu'à récemment, tant que l'extinction ne menaçait que la population allongée, infra-homo medicalensis.
Un bipède parallèle au sol, cela ne se conçoit qu'à la nuit tombée, ou dénote un départ de la décence consubstantielle du soignant redressé, une évasion tout à fait regrettable, condamnable donc et condamnée, comme l'expérience d'être frappé de vulnérabilité en milieu hospitalier le lui a enseigné, enfoncé dans le comprenoir qu'en France en général et dans le système médical en particulier, il vaut mieux se taire qu'essayer de faire entendre la moindre opinion qui dérogerait de celle communément admise… que l'admiration est la meilleure thérapeutique permettant la guérison instantanée de l'ego invincible qui permet au sommet de soutenir la base comme cela se fait dans les contes de fée.
Ce qui est rendu possible par la pommade passée épisodiquement par les pouvoirs en place sur tous ces uniformes à qui la population vulnérable devrait tant qu'il lui faille les applaudir, étant tombée dans leurs griffes, pour espérer en sortir.
Applaudir sans réserve d'être infantilisé par des débiles divers dont la tare individuelle semble directement proportionnelle au diplôme apparent. Applaudir le gavage de médicaments, la nutrition spécialisée dans le progrès du cholestérol et de l'hypertension gracieusement entretenue par le mensonge permanent et les traitements humiliants, le confinement thérapeutique obligé, en permanence à la disposition de gens mal élevés à qui l'on doit servir de cobaye pour soulager leur désir infini de collaborer à toutes les lubies d'un système administratif et médical qui n'existe que grâce à la chair humaine qu'il a tout loisir de persécuter. Tout en exigeant le respect en toutes circonstances que des cheveux blancs méritent bien moins que les blouses ou les casques... c'est quoi déjà le slogan... Infirmières, S! S!?
Applaudir tout cet altruisme qui vole la vedette aux populations à risque, par l'héroïsme et l'inventivité dont il est fait preuve en ne mesurant pas le taux de survie hors milieu hospitalier. Juste, pour continuer d'avoir l'esprit aussi mal tourné que j'en suis capable, juste au cas ou par une regrettable confusion sémantique malades et bétail deviennent difficiles à distinguer alors même qu'hôpital et abattoirs se mettent à rimer. Et que décèdent à la pelle ces existences à facturer à la prochaine fournée avant d'en disposer. Continuant de s'adresser à elle-même, sachant que le public qui tant! se soucie d'elle, préfère s'écouter s'ériger en valeureux porte-paroles de toute cette misère qui sait si peu s'exprimer, et qui attend le salut de ces preux défenseurs, de leur brouhaha salvateur.
Ce cacochyme-ci, s'entichant de paroles dans le vent, s'exclamait par devers lui: ‘mais ces Français, ce qu'ils sont cons! De haut en bas, de droite à gauche, bérets rouges ou gilets jaunes assaisonnées d'écharpes tricolores et de l'incolore obligé des uniformes bleu foncé. Continuez de vaquer à vos aberrations et foutez-moi la paix.’
Cessez de me gâcher, non pas le déplaisir profond d'être né en France, mais le plaisir de mépriser tout ce qu'elle croit avoir à offrir dans sa stupidité sans bornes, le seul infini qu'elle s'efforce d'étendre sans compter, grâce à ses légions de bureaucrates qui grattent, qui grattent… Cessez de me vanter les drames causés par la confiscation par vos édiles d'un peu plus que d'habitude de vos dernières bribes de privilèges de citoyens s'enorgueillissant de leur qualité d'esclaves à mi-temps d'une ploutocratie de zombies dépravés. Un valétudinaire, pitoyable dans son confinement commençait d'en avoir par-dessus la tête de ces touristes excités s'immiscant dans ses solitudes sans y être invité!
Assignés à résidence. Ô le beau pays de leurs aïeux qui fait la chasse aux vieux pour démontrer son existence. ‘Vous voulez un plan de sortie de crise?’ exultait-il. ‘J'en ai un tout prêt, il y en a pour tous les goûts et il tient en seul mot, vengeance; ou deux, rétribution; ou trois, prison; ou quatre, exécution; ou cinq, confiscation en sens inverse de la coutume...’ tempêtait l'hypocondriaque mal luné; ‘épargnez-moi votre compassion débile, votre soi-disant solidarité. Les plus à plaindre... comment se peut-il que ça ne se sache pas? Faut-il être illettré! Ce sont les docteurs bien sûr, les infirmières, les secrétaires, les brancardiers et les banquiers. Les actionnaires, les rentiers. Et les cohortes qui montent la garde autour des coffres remplis de l'effroi d'être vidés’.
Pauvres coffres!

Donc les vieux, les malades, les handicapés, les pauvres... j'espère que vous êtes tous d'accord qu'il n'y a pas lieu de s'insurger. Il n'y a vraiment rien là qui devrait surprendre quiconque connaitrait le moindrement la patrie du Grand Charles et de ses successeurs dont les réalisations planent au-dessus de tout éloge, en raison sans doute de la bassesse des intentions qui ne font, elles non plus, pas le moindre doute, Descartes s'étant fait rétamer en route. Pourquoi se scandaliser pour rien d'un jour sur l'autre quand on sait d'avance que ça va durer, puisque c'est toujours comme ça que cela se passe, que l'esclavage est aussi incapable de se passer de la servitude que la France de la servilité dont raffolent exploiteurs et exploités, à qui pareillement on ne la fait pas puisqu'on le sait d'avance; comme je le disais, l’ayant entendu et répété.

Dynamisme de la non-contradiction: du pareil au même sans hésitation

L'incitation à la haine, dont la nature est précisée par qui a le pouvoir de le faire, cette méprisable menée étant donc punissable par la loi qui n'est pas faite pour favoriser le genre d'acrimonie dont j'oublie séance tenante le détail, afin de me garder à jamais de céder à ses sombres excès que je me retiens, comme j'ai déjà dit l'avoir décidé, de caractériser plus avant, ne faisant pas le poids avec toute cette liberté perchée si haut qui s'appesantit sur mes épaules, mais dont à aucun moment il ne pourra être dit que ce n'est pas dans la joie que j'en accepte le fardeau, l'impératif sacré de ne plus désormais l'évoquer, cette haine... qui furieuse d'être ainsi ignorée se réfugia en religion et pénitence faite me revient toute guillerette sous les atours d'une secte de dernière génération, candidat fleuron de la Startup Nation: la fraternité des implorateurs de catastrophes naturelles qui prient pour que les forces élémentaires viennent mettre un terme aveugle à leur cruel destin.
Tempêtes... Avalanches... Inondations... Sècheresse... Délivrez-nous de cette république d'obscénité, de cette dégueulasse nation Française, ce chancre répugnant qui bourgeonne, qui contamine et empoisonne tout un peuple enfermé par des barrières intérieures que rien n'enfoncera qu'une puissance supérieure, évidence newtonienne et caractéristique naturelle de tout mysticisme valant son pesant de superstitions spontanées qui évitent de penser, quelle veine! et réconcilient avec la loi soigneusement élaborée par des hommes qui cogitent droit, élite dont je ne suis pas, et pour m'en consoler je hèle sauterelles, tornades, typhons et les raz-de-marées pour déloger la crasse qui s'est incrustée... ailleurs peut-être mais pas en France, ça se voit; ailleurs sans doute... cataclysmes et noyades sont inévitables, nécessaires, mais pas chez nous, ici tout scintille; chez nous toujours les classes moyennes trouvaient moyen de moyenner; mais plus maintenant, c'est désolant... mais revigorant de savoir qu'elles aussi rejoignent les rangs de tous ceux qui comme moi détestent ne pas aimer ce qu'ils doivent adorer, le règne de la trique aux mains des fêtards, rabat-joies et débauchés, la république de toujours... ou de jamais.
Et c'est ainsi que la haine de la France, sévèrement remise dans le droit chemin du respect apeuré des édits d'un destin inexorable, miraculeusement régénérée sous l'aiguillon germain manié de main de maître par notre timonier inénarrable, handicapé existentiel incomparable, cette animosité inadmissible se transforma en amour du dérèglement climatique causé par les finauds et la finance... ô bouleversements désirables... douceur de la fonte des Pôles... en espadrilles en Antarctique... récolte de l'ananas en Alaska... ô l'admirable délicatesse des connards qui nous gouvernent, cette élite qui a reçu d'une autorité implacable le mandat de m'obliger à chérir ce que sans trêve il faut que je révère, l'interdiction par une destinée manifeste de détester les ministres et les préfets, les présidents, les députés, les sénateurs, les conseillers et en règle générale tout ce qui parle français qui ne sait qu'interdire et se goinfrer. La crème de l'humanité, la bourgeoisie française. La dégueulasserie telle qu’en elle-même et à jamais. Industriels et Financiers, Professeurs respectés, Juristes distingués, Intellectuels au faîte de l’esprit et ce peuple admirable, tenant dans son bec un fromage, que l’on ne vante jamais assez.

Petit poème pas sympa 03

Hors donc, ou comme dit la perfide Albion, 'honni soit qui mal y pense' obscurément... que des fainéants! ces artisans-commerçants. Indisposés à toute heure et qui voudraient engranger comme si de rien n'était, tout comme si l'URSSAF allait leur tomber sur le râble, pour impayés et arriérés rédhibitoires, tout comme l'assurance-chômage garantit à ses bénéficiaires un séjour délicieux dans une cocagne quadrillée par des bureaucrates robotisés, eux-mêmes terrorisés par le spectre des énarques qui tout là-haut téléguident les sévices à infliger au prochain convoi de paresseux devenus les victimes choisis d'un gang corrompu, sans honneur ni fierté, n'ayant aucune honte à traiter leurs concitoyens comme des criminels endurcis cherchant, comme ils doivent ô combien regretter ne pas pouvoir eux-mêmes le faire, à moins que ce ne soit précisément ce à quoi ils excellent et pourquoi on rémunère leur bassesse à réprimer les citoyens délétères désirant à toute force se rouler les pouces dans la béatitude de l'inaccompli qui semble inspirer, ici et là, maintes turpitudes dont la nécessité, l'inévitabilité, la justesse sont évidentes aux tortionnaires du général.
Et qui vous attendent en se frottant les mains chers entrepreneurs de l'entreprise France où les actionnaires décident au jour le jour de l'élasticité à donner au concept de liberté pour qu'il s'accorde mieux à leur conception élevée d'une fermeté à couvrir d'éloges en toutes circonstances; et qui ne saurait en aucun cas être qualifiée de dictature car ce serait mal élevé.
Artisans, commerçants, exclus en souffrance, bienvenue chez les fauchés. Profitez-en pour vous convaincre que la république ne sert que ceux qui veulent emprisonner leurs compatriotes, asservir leur pays pour le plaisir exquis de se vautrer dans des privilèges de benêts.

Au fond les féministes ont bien raison, me suis-je entendu penser à mon grand étonnement, la source controversée de cette surprise étant d'avoir enfin eu vent d'une rare manifestation de méninges désuets ne s'ébrouant plus que de loin en loin, tout en prouvant dans la foulée que cette dégringolade dans la désuétude, dont je suis tout aussi interloqué, s'expliquerait par l'absurdité d'une hypothèse laissant, même de très loin, supposer que le féminisme puisse être le fruit de quelque cogitation qui ne côtoierait pas en permanence la déraison élémentaire de supposer que... les sautes d'humeur ministérielles seraient dues à des chaleurs cycliques quand l'intéressé semble vouloir dire que ce sont plutôt les machinations d'une partie de l'hémicycle qui le font saigner.
Toujours est-il qu'on a fini par en prendre pour deux mois de plus, de confinement salutaire, que ce qui avait été voté sans être mûrement pensé... ce dont on doit pouvoir conclure que les menstruations gouvernementales ont lieu toutes les trois lunes et demie, les irrégularités s'expliquant par des épicycles saisonniers qui régulent les caprices d'irresponsables de haut-vol prospérant sur le malheur public et, l'individu mentionné plus haut ayant admis avoir été témoin des résultats navrants des thérapeutiques de pointe administrées à deux hommes jeunes, perfusés, infusés, suffusés de toute la pharmacopée toxique à la disposition des dealers agréés et n'avoir rien fait pour leur porter secours, on peut constater que l'impétrant n'a toujours pas été mis en examen pour non-assistance à personnes en danger.
Il va de soi que cette regrettable confusion des genres s'explique aisément par un entendement ayant la regrettable tendance de vouloir se mettre au diapason de la perversité ambiante en cultivant la ridicule notion que l'industrie médicale est une entreprise criminelle acharnée à répandre la souffrance et la mort autour d'elle.

Mais qu'est-ce qui peut bien vous laisser croire que c'est une dictature? Quelques énergumènes se prétendant investis d'une autorité sans borne leur permettant d'incarcérer sans jugement toute la population? Celle-ci devant sacrifier sa liberté aux taux autorisés de remplissage des hôpitaux publics qui n'ont pas toujours pas prouvé qu'ils ne faisaient pas plus de mal qu'ils ne soulageaient de souffrances.
Cette toute-puissance de la démocratie personnalisée qui permet de ruiner sans vergogne des existences par centaines de milliers et, en se frottant les mains, pensivement tramer le passage à la vitesse supérieure... contrat social ou vente forcée? Démocratie avancée ou tyrannie odieuse?

Je ne suis pas tout à fait certain que ce soit la sagesse qui vient avec les années qui me le fasse dire, néanmoins je dois à la sincérité de reconnaître que sept décennies de fréquenter l'hexagone m'ont persuadé que depuis que je suis né c'est une bande de tarés qui me gouverne et avec le temps ça n'a pas l'air de s'arranger. Une bande de sales morveux qui ont toujours les meilleures raisons pour en faire à leur guise avec ma vie avec laquelle ils auraient le droit imprescriptible de s'amuser comme ça leur pique.

Ces Français quand même, leur naïveté! Ils n'apprennent jamais rien. Depuis le temps pourtant ils auraient pu comprendre... qu'à force d'avoir érigé la méfiance réciproque universelle en principe fondateur de la compartimentation sociale on pouvait s'attendre à devenir mutuellement infréquentable, la conclusion à en tirer s'imposant avec facilité, qui est que généralement moins on se voit mieux on se porte d'être moins l'objet de la suspicion particulière d'une pléthore de butors mal éduqués, cette espèce qui pullule autour du besoin maladif des classes possédantes de se mettre à l'abri, de ne jamais risquer ne plus pouvoir continuer de chérir ce cher désir de sécurité: les ravages de la drogue, être en manque de pouvoir thésauriser, quoiqu'il en coûte car c'est leur foi que c'est ce qui doit être fait.
Aux autres.
Qu'il soit clair cependant que je trouve intolérable cette généralisation de l'isolement à l'ensemble de la population. Tant que nous étions en nombre relativement restreint à profiter de la captivité à la française il restait possible de s'imaginer sur un domaine réservé, une île déserte, ma cabane au Kamtchatka, et patatrac! voilà que tout le monde se met à la mode du périmètre limité par décision ministérielle; les touristes en profitant pour devancer leur pulsion saisonnière de nous empêcher de pleinement profiter de la désertification républicaine.

Mesdames, voyons; qui que vous soyez, quel que soit le complot que vous honorez de vos machinations, Illuminati par ici, ou le Sionisme que voilà, les visées souterraines qui œuvrent en silence loin des yeux et du toucher, faudrait voir à arrêter de déconner, sinon ça va saigner. Erreur, ça saigne déjà et les milieux bien informés s'attendent comme d'habitude à ce que la situation continue de s'aggraver si des mesures ne sont pas prises permettant de précipiter les évolutions en cours afin d'éviter les débordements de longue haleine.
C'est vrai quand même, quoi! On veut bien se faire exploiter, réprimer, humilier, se farcir le quotidien auquel on sait bien, à force de se l'entendre répéter, que l'on ne peut y échapper, le 'Vivre en France', liberté, égalité et fraternité à la franque, mesurée à la Lavoisier et promise au même destin, mais enfin voyons, Mesdames les Entités Obscures qui veillez à la stabilité des privilèges et des bénéfices mérités de qui de droit, c'est vrai merde! un peu de décence de temps en temps, la moindre des illusions qu'il faut nous conserver, c'est que le spectacle va continuer à ne pas nous faire périr d'ennui comme c'est hélas! de plus en plus souvent le cas.
Cela dit j'aimerais bien savoir où adresser mes réclamations pour la nullité du spectacle offert à titre onéreux par une élite véreuse. Franchement c'est tragique.
C'est tout ce qu'il vous reste de petits malins formattés à la va-vite par les antres de formation, bidon ou distinguée, pour rassurer la populace qu'on ne la mène pas où il faut qu'elle aille de toute éternité, aux abattoirs prévus pour ça par les héros que vous nous choisissez? Est-ce un problème de recrutement? De financement? Ou est-ce qu'à force de semer la bêtise on finit par récolter l'excellence dans tous les domaines, comme on le constate tous les jours, ce qui assure la protection à long terme des actifs mondialisés et la ruine accélérée de tous les autres.
Que n'avons-nous fait pour mériter tant de mépris? Serions-nous aussi peu crédibles que les pantins que vous exhibez pour nous occuper? Les associations, syndicats, partis ne seraient-ils donc plus ces sûres garanties du dynamisme de notre démocratie que les parchemins vantent? Et les Media? Ne défendent-ils donc plus nos libertés et nos droits contre la raison d'état? Est-il possible qu'ils ne les aient jamais protégés qu'en pensée?

Je me dégoûte. Savoir que je fais partie du cheptel des immondes connards qui gouvernent ce bastringue me flanque un haut-le-coeur permanent, ce pays des sables mouvants aspirant l'existence au nom de tous les bobards qui nous sont assénés à l'infini: progrès, violence légitime, état de droit; étonnement admiratif obligatoire devant les innombrables occurrences de l'époustouflante sagesse d'une république de barbeaux ployant dès leur jeune âge sous la bêtise accumulée par leur parentèle et comptant nous faire profiter de leur expertise dans l'art de l'onanisme raffiné.
Incommensurable grossièreté de rapports sociaux maléfiques dans un système qui n'est plus que le télescopage de myriades de règlements exigeant de chacun la totalité de son attention sollicitée par des nuées de secrétaires et d'employés qui s'acharnent conjointement à gaspiller mon temps, à le passer à la moulinette de la connerie française aussi répandue que la cupidité universelle des affamés de pièces officielles attestant que la parole individuelle a perdu toute valeur, qui a peut-être un rapport lointain... voire peut-être pas très éloigné... avec la perte de crédibilité de discours ancrés dans la noble tradition de prendre les citoyens pour des cons ayant absolument besoin d'abrutis en costar pour nous montrer comment font, font, font... qui me font tourner la tête et me filent la nausée à force de révulser toutes les absurdes notions dont il est tout à fait inutile que je fasse la liste, honneur, courage, idéal... autant pisser dans un violon et en espérer Les Quatre Saisons.

Les vaccins... ah! les vaccins? A priori, depuis sept décennies, je n'étais pas contre, mais au vu des récents développements de la pandémie endémique du libéralisme débridé; au vu également des connaissances acquises chemin faisant, d'un hôpital l'autre, de praticienne en praticiens, d'arbitraire en interdits de toute une industrie qui mine la santé du monde, prélevant ses obscènes émoluments de tortionnaires qui se prennent pour des thérapeutes, des 'soignants', suivant la terminologie nouvelle, par essence respectables.
La corporation des arpenteurs de couloirs qui organise l'oppression sanitaire et déchaîne des tempêtes de remerciements, de la part des patients, hôtes à jamais indésirables d'un état qui ne reconnaît à ses citoyens que le droit de se taire ou de dire n'importe quoi. Comme d'habitude je m'égare dans les divers ressentiments accumulés au fil des années irrespirables à jouir des nectars variés de la vie sous certaites latitudes et longitudes socialisées... donc les vaccins!
Je me suis fait vacciner contre la grippe qui n'aurait pas disparu, dévorée par le corona virus, mais dont je finis par me demander si c'est bien malin de me prêter à ces précautions à force d'observer l'essaim affolé des spécialistes patentés se tirer mutuellement dans les pattes à coups de certifications indubitables dont le public n'a donc pas à douter, et tirer sur tout ce qui bouge avec la dernière drogue dure certifiée par l'organisation mondiale de la santé et le ministère. Ce qui favorise la confiance préalable, on s'en doute, et me pousserait vers l'abstention, pour voir si quelque anguille, sous quelque roche ne serait pas dissimulée... n'était la peur solidement enracinée de me retrouver à l'hosto pour devoir y combattre, outre le microbe, des bataillons de blattes et de cancrelats.
Car si je n'ai pas de raison particulière de douter de l'existence microscopique des virus et bactéries sans les avoir jamais vus, j'en ai encore moins de croire aux compétences tout aussi invisibles de professions indifférentes aux souffrances qu'elles infligent à la population qui les paye pour préserver sa santé, compétences inexistantes pour ce que j'ai pu constater à mes dépends des accomplissements de légions de sangsues, médecins, pharmaciens, bureaucrates en général, infirmières en particulier... c'est comme ça. Je ne peux pas m'empêcher de haïr les meutes de zombies qui viennent glapir à mon chevet leurs évangiles de benêts. Le gâtisme me guette c'est certain, propagé par les a posteriori se bousculant dans mon sillage pour peser sur une objectivité toujours plus subjuguée par le spectacle de notre société, si superbement évoluée, reculant à toute allure devant tant d'avancées révolutionnaires dans l'art de se ridiculiser, qui est devenu en occident le fin mot de celui de gouverner.
Les vaccins, vous aurez compris que c'est de moins en moins ma tasse de thé, le su et le vu accumulés me contraignant, sans être contre, à ne plus être pour sans y penser, comme je l'avais toujours été. Et c'est pas demain la veille que Bill Gates me vendra une dose de ces potions qui entretiennent sa santé, car ce sont les a priori commodes qu'en tout je traque, sauf quand je ne le fais pas, ce qui commode l'est davantage encore, mais gare au faux pas. Des prédateurs par millions t'attendent au tournant de leur cauchemar climatisé, zoospitalier.

Absurde!

S'il n'est plus à prouver que nos aïeux n'étaient pas aussi uniformément Gaulois que le voulait certaine habitude de pensée, il serait temps quand même que l'on reconnaisse que les ancêtres de nos actuels maîtres étaient Francs, venus d'outre-Rhin, salauds d'immigrants. Francs, complètement. Ce que l'on observe sans peine chez leurs descendants qui se font appeler "Nos élus" par les électeurs, "vos représentants" par les journalistes et "leurs" parlementaires par les étrangers. Nos, Vos, Leurs par tout le monde en somme!"