Reconnu handicapé depuis 1994, ayant tenté de comprendre l'étendue théorique de mes droits confrontée à la dure réalité des Traités et des Alinéas, j'ai quelque raison de croire que rien de ce qu'il m'arrive ne mérite d'être condamné, bien des arguments prouvant que mon jugement est depuis toujours irrémédiablement disqualifié, au regard des raisons entendues entre collègues, confrères et directorats, et il m'apparaît, encore confusément, que la liberté de ne pas vivre dans la peur ne concerne que les tyrans asiatiques mais en aucun cas les talibans en blouse blanche jouissant d'un pouvoir sans partage sur la vie de leurs patients.
Peur ô combien irrationnelle de retomber dans les griffes de l'administration pénitentiaire des hôpitaux publics et des cliniques privées se pressant pour leur ration de santé supplémentaire au prix de l'aggravation de mon état; peur de me faire intoxiquer la vie par une ribambelle de spécialistes qui ont tout l'air d'être au service d'intérêts qui ne se confondent pas avec ceux d'un retraité handicapé essayant de ne pas retomber systématiquement dans les mêmes pièges que la France tend à qui elle désire liquider pour remplir la musette des citoyens méritants, les automates vêtus de blanc et leurs recettes médiévales, leurs chasses gardées, leurs privilèges exorbitants. Quelques raisons de croire et d'autres de douter.
Quoi qu'il en soit... je ne tolère plus d'être soigné mécaniquement par des professionnels qui en font à leur aise avec ma santé et mes droits, particulièrement celui de pouvoir choisir mon traitement en connaissance de cause, et d'effets. Ces dommages collatéraux qui n'en finissent pas de voler la vedette au problème initial et, s'il faut en croire l'expérience de ces dernières années, ne font que le multiplier, je veux pouvoir en décider, je veux pouvoir ignorer les conseils ésotériques de praticiens bornés tout au service de leur propre intérêt qui n'est pas le mien.
Grâce à mon ALD (affection longue durée) je suis tenu d'avoir un médecin désigné pour me 'suivre' et cela constitue un contrôle (et un risque) de plus, une atteinte supplémentaire à ma liberté en provenance d'un état adroitement constitué pour servir les intérêts d'une caste qui s'est approprié tout droit sur ma vie au nom d'une réputation scientifique usurpée, tout en faveur de ses pairs, au mépris de mes droits tels que définis par la CDFUE.
Dont le droit, et la liberté, sachant que la plupart des médicaments, traitements, thérapeutiques sont inévitablement plus ou moins toxiques, d'être clairement informé des circonstances de mes choix, afin de pouvoir en conscience décider où et comment investir cette toxicité, et pas en fonction des diktats de sublimes sommités dont l'intérêt bien compris est que je leur délègue sans discuter le droit de choisir pour moi ce qui le mieux leur conviendra. Et le 'droit' en outre de savoir en confiance que la perte d'autonomie due à l'exacerbation d'une longue maladie ne sera pas prétexte à des mauvais traitements de toutes sortes (nutritionnels, sanitaires, psychologiques, thérapeutiques) venant s'ajouter à la dégradation continuelle de ma santé qui m'apparaît au fil des ans comme l'objectif premier de la sainte alliance de l'administration française et des corporations de la santé dans leur mission de service public. Entre les manigances et les intérêts et toute les routines de l'indifférence assermentée, ma vie me fuit à petit feu et le temps qu'il me reste d'autres le gaspillent à leur gré; mon autonomie habituelle consistant en une utilisation intensive de la plomberie, jour et nuit, dont je ne peux m'éloigner, pendu à mon tuyau d'oxygène, nuit et jour, journées rabougries et nuits éveillées je me demande de plus en plus souvent si la prochaine quinte sera la dernière, mon système ciliaire ayant été réduit à rien par les prescriptions raisonnées des ordonnanceurs. Et les anti-inflammatoires de leur pharmacopée m'étant fortement déconseillés me laissent jouir des progrés de l'arthrite exacerbée par leurs attentions tout au long de mes nuits éveillées, enfiévrées, morbides.
Je ne digère pas mieux que quelque information me concernant passe d'un médecin à l'autre sans accord préalable de ma part en toute autre circonstance que celles que j'aurais précisées et dont la liste figurerait sur ma carte vitale si celle-ci était autre chose qu'une nouvelle forme d'intrusion dans ma vie privée.
Ayant été très malade au printemps 2017, culmination de trois années de pathologies chroniques diverses s'étant elles-mêmes greffées sur divers problèmes pré-existant, le dernier en date étant la conséquence directe des dysfonctionnements endémiques du système de santé français; je me sais menacé dans ma dignité, ma vie et ma liberté par les législations et pratiques nationales, je suis devenu la proie d'un système médical qui se sait tout permis dans la plus complète impunité et je me vois donc bien embêté devoir satisfaire les désirs de certains de mettre ma vie en danger pour leur seul bénéfice.
Les conditions continuent d'être réunies, vu le handicap au long cours et les conditions qui me sont faites pour que l'état français, son administration, son système de santé, profite de ma mauvaise santé pour me faire endurer une fois de plus son mépris envers les droits les plus élémentaires, une fois de plus me mettre à la merci de sadiques patentés. Je n'en peux plus d'être soigné à l'aveuglette et à la louche par des spécialistes qui en font à leur aise avec ma vie, les conventions et les chartes. Seuls comptent protocole et règlement comme toujours établis dans la plus grande transparence, tout ce qui est humainement possible ayant bien sûr été fait pour que je sois en mesure de choisir en connaissance de cause et d'effets, ces effets secondaires qui n'entrent jamais dans le calcul des bénéfices escomptés au point que le patient doive en être informé, averti d'autres thérapeutiques possibles, de leurs inconvénients, de pistes à explorer... à la louche, et à un prix que les résultats sont loin de justifier.
Ce à quoi je n'ai pas droit c'est des médecins qui auraient entendu parler du Code de Nuremberg et demanderaient mon avis avant d'expérimenter, si même cette expérimentation n'est encadrée d'aucune subvention, d'aucune commande et ne répond qu'au désir légitime chez tout humain de chercher à comprendre... que la corporation médicale fait tout pour décourager chez ses patients. Ce à quoi je n'ai pas droit c'est à l'information qui me permettrait de mieux vivre ma maladie et aux thérapeutiques naturelles qui sont hélas! peu efficaces pour vider le trésor public et enrichir les pirates privés et leur sympathique commerce de multiplication des moribonds.
Ce à quoi j'ai droit à l'inverse c'est à un médecin généraliste qui continue de prescrire ce que la spécialiste a décrété, malgré ce que je peux dire d'effets secondaires dont je devrai seul démêler l'origine, avant qu'ils ne me conduisent malgré tout en soins intensifs et ajoutent une indispensable touche supplémentaire à la dégradation de mon état, mes processus cognitifs ayant été particulièrement affectés par les diverses infections nosocomiales et iatrogènes de ces dernières années, surinfections contractées en milieu hospitalier et conséquences des traitements infligés par les médecins à leurs patients.
Ce à quoi j'ai droit c'est faire partie du cheptel d'un centre médical où je dois aller pointer six fois par an pour voir mon traitement reconduit, qui jamais ne varie. Serait-ce ce que l'on appelle du suivi à la pelle pour continuer dans la métaphore rurale? Un permis de tuer à petit feu autorisant à prospérer sur les souffrances que l'on sème? Appétit en berne, marche à zéro, diarrhée perpétuelle, ballonnements, crampes, insomnies à rallonge, essoufflement de plus en plus haletant, même au repos, et l'arthrose qui progresse et ajoute son piquant! Les pathologies qui tendent vers certaines limites c'est pénible, mais lutter contre la maladie c'est une plaisanterie, une vraie rigolade, comparé au défi de survivre dans les griffes de la médecine française et de l'administration républicaine.
On s'étonnera ensuite que fleurissent les allergies non-médicamenteuses directement liées aux pratiques hospitalières avancées dont il faut se féliciter, dont l'allergie à déféquer en position allongée parce qu'un bureaucrate a décidé que mon hébergement ne devait pas inclure ces facilités immorales que sont les cabinets, la funeste dépense d'énergie que représenterait ce déplacement au long cours pour me soulager m'étant épargnée au prix des contorsions qui viennent naturellement à l'esprit de toute personne normalement constituée, ou de la conception que s'en fait le tracassé moyen sévissant à tous les étages de cette noble institution dédiée à la santé des Français en leur faisant comprendre sans ambiguïté ce que doit être un pénitencier.
Pas de wc et la toilette aux mains d'autres exécutants, barbus et myopes, à l'arrache, comme dans les mêlées qui sont disputées dans le stade voisin; encore un officiant inspiré ayant tout de suite compris que je confondais sans vergogne le séjour en soins continus avec des vacances en hotel particulier et me le faisant payer. Et la privation de sommeil parce qu'il faut être disponible pour les soins consistant surtout en la destruction systématique de mes défenses naturelles pour la raison évidente que c'est ainsi qu'il faut qu'on soit soigné.
Il y a certes des bonnes volontés, généralement impuissantes, mais à qui il arrive de trouver une chaise percée. Et le génial inventeur de la chaleur et de l'humidité qui me sauva la vie grâce à sa haute technologie. Un pas de plus dans le glauque, il y a les volontés sournoises qui vous convaincront que vous êtes en voie avancée de légumisation, parce qu'ils font tout pour ça et y voient la preuve que vous n'existez pas -cette cadre qui parlant de moi alors que je suis présent et conscient, s'adresse à mon fils. Comme ces JeSaisTout sentencieux prêts à vous garantir que pour tout ce qu'ils ne savent pas c'est d'abord à eux qu'il faut se fier. Des bavards réalistes qui ne croient pas aux miracles et vous instruisent de votre inéluctabilité. 'C'est vraiment pas la joie ce que vous avez. Faut préparer vos proches. Cela ne va pas s'arranger.'
Il faut bien que je m'y fasse puisqu'ils le disent et qu'au stade de délabrement généralisé où m'ont conduit leurs bons soins, leurs manigances et ma stupidité je suis devenu irrémédiablement l'invalide qu'il ont décrété que j'étais. Si je les croyais.
De tels décrets, c'est une évidence, doivent s'accepter les yeux fermés, il n'est pas bien vu de les refuser. Quant à dire que de tels verdicts sont de l'idéologie et reflètent moins les avancées de la science que les espérances professionelles des intéressés, cela frise l'hérésie qui se soigne à coup de psychiatres ou de procés en sorcellerie. Mais, à l'oeuvre les ayant vus, y ayant de justesse survécu, la valeur que j'accorde à leur opinion ne dépasse pas celle que le détective moyen accorde aux indices récoltés pendant ses enquêtes. La mienne durant depuis bientôt belle lurette m'oblige à envisager sans ambiguïté que la médecine française fait partie du problème, pas de la solution; et je ne pourrai réfuter son verdict qu'en me libérant de son emprise... et ce n'est pas gagné.
Je n'ai aucune peine à imaginer que maintes professions se refusent à concevoir qu'elles vampirisent ma santé sous prétexte de me soigner alors que le genre de soins que la médecine prodigue ne se préoccupe ni de la 'conservation de la santé', ni d'une utopique guérison mais du seul respect de règles dont je ne devrais pas m'inquiéter de savoir si elles violent mes droits ou respectent ma liberté. Mais quand j'accuse tous ces bons apôtres des méthodes éprouvées que m'impose la république, tous ces bons citoyens et leurs hautes compétences, quand je les accuse de chercher à me tuer, de telles allégations sont bien la preuve qu'il faut effectivement me soigner. Me soumettre à des traitements totalement insoupçonnables puisque démocratiquement concoctés par les professionnels habilités pour leur habileté à ne jamais demander leur avis aux patients, méthodes en tout conformes à la déontologie et aux protocoles puisque est acceptable tout ce qui leur convient.
Après vingt cinq et quelques années de handicaps divers, commençant, suivant une interprétation minimaliste, en 1991, ce que je continue de vivre sous les auspices des guérisseurs agréés me rapproche de mon trépas à grandes enjambées et me persuade, à la fois, qu'un véritable accès aux soins m'est dénié par la multiplication des raisons de me méfier obligeamment fournies par la profession depuis que je fus conduit à la fréquenter; et de la faillite de l'état français à protéger les droits garantis par la Charte, à commencer par le premier.
Comment se fait-il que je ne sois pas en mesure d'attendre de mon médecin traitant qu'il m'explique précisément pourquoi il me fait administrer de la cortisone à haute dose sans m'avertir que cela risque bien, à plus ou moins long terme, de déclencher des manifestations indésirables et pas vraiment bénignes, si mon avis doit être le moindrement considéré comme il est paraît-il de mise dans nos démocraties avancées. Et je ne dis rien, ou peu s'en faut, du fait sans doute anecdotique que l'effet de la cortisone va masquer le non-effet de l'antibiotique que l'on continue de me prescrire massivement depuis maintes semaines.
Et ça ne peut pas continuer comme ça, je ne peux plus tolérer le conflit perpétuel entre ma jugeote et ma liberté d'une part et l'irrémédiable stupidité des normes néo-féodales de la république française. Je trouve de plus en plus insupportable le barrage de publicité intra-professionnelle auquel je suis soumis, les recommandations entre chers confrères à chaque fois que je dois fréquenter les divers prestataires obligatoires de santé bien ordonnée sollicitant ma prochaine visite comme n'importe quel commercial qui penserait au moins à me gratifier de quelque ristourne, ce dont s'abstiennent à tout va les âmes généreuses que voilà, harpagons et précieuses ridicules qui pour savoir être à profusion odieusement eux-mêmes, ne seront jamais ni Gentilshommes, ni Gentes Dames, ni rien d'éminemment respectable dans mon échelle de valeur personnelle qui reflète aussi bien que nombre d'autres mon patrimoine intellectuel et moral et repose en toute légitimité sur le principe de résistance à la tyrannie d'institutions passéistes qui se croient seules autorisées à dicter les droits recevables, et ceux qui ne le sont pas.
Récapitulons. Handicapé respiratoire en oxygénothérapie depuis 2005 je deviens cardiaque en 2013 grâce à la bonne administration que la constitution n'a pas l'air de garantir malgré les forfanteries diverses que l'on nous assène à chaque scrutin, grandeur de la France, démocratie exemplaire, le plus beau pays des droits d'autres citoyens que moi! Depuis 2014 le traitement que l'on me fait suivre, me rend de plus en plus malade ce qui n'inquiète que moi et n'est pas couvert par la sécurité des médecins, pharmaciens, laboratoires et autres 'pratiques nationales' dont il est quasi impossible de se débarrasser et dont les politiciens de tous bords nous vantent les bienfaits, mais ne diffèrent que sur le montant des subventions à leur allouer sous forme de prise en charges diverses qui prétendent constituer un système de santé. Moi je vois ça comme l'exploitation méticuleuse du malheur des autres par la multiplication des poisons et la dictature de méthodes primitives et réactionnaires, tout au service de maintes castes de vampires. Je ne vois pas comment cet infâme réseau de pièges et chausse-trappes semées par des intérêts mesquins peut passer pour une assurance santé ou une sécurité sociale mais c'est ce qu'il est de bon ton de penser en France. Et penser cela, et l'écrire, aprés un quart de siècle de subir les méthodes approuvées, c'est savoir que l'on va passer pour un dérangé, un ingrat qui ne connaît pas sa chance d'être né ici. Et qu'il faut soigner.
Je veux réaffirmer, tout en me demandant si c'est une bonne idée de le souligner, que mes facultés intellectuelles sont de plus en plus durablement affectées par leur environnement sanitaire obligatoire et déclarer que des dommages irréparables continuent de m'être infligés par la France éternelle. Dommages qui compromettent sans doute ma capacité à exposer les faits avec la clarté qui s'impose et qui m'est refusée, le brouillard seul étant autorisé par les arcanes et leurs diaphanes sommités. Au regard de mes récentes mésaventures cliniques, alarmé à la pensée des voies nouvelles que pourraient prendre la violation permanente de mes droits que je subis depuis vingt-cinq ans que mes handicaps s'aggravent au contact inévitable d'un système qui n'est fait que pour les exploiter au mépris de ma vie, je loge ce recours contre l'état français organisateur de ces violations systématiques pour lesquelles je demande réparation.

Vient ensuite le détail des droits invoqués

[Article 01- Dignité humaine - La dignité humaine est inviolable. Elle doit être respectée et protégée.]
Au pays où 'le bon sens est la chose du monde la mieux partagée' généralistes et spécialistes d'une discipline qui prétend à l'universalité, avec la complicité active de l'état, offensent en permanence ma dignité en me décrétant incapable d'avoir mes propres pensées rationnelles concernant ma santé et la gestion de ma maladie, l'une d'entre elles étant un désir très prononcé que tout un système cesse de se payer ma tête et de me faire casquer. Menacé constamment par la mauvaise volonté quasi unanime d'officiants ne connaissant ni pudeur, ni retenue, comment pourrais-je leur reconnaître cette conscience dont ils me savent dépourvu?
Ma conviction personnelle c'est que les lois de la république violent systématiquement mes droits de citoyen et de personne âgée handicapée et, vu le nombre de dérapages contrôlés, décrits tout au long de cette requête et des pièces jointes, dont l'état français sait être capable, je crois pouvoir affirmer qu'au minimum la France n'a pas rempli son devoir de protéger ou respecter cette dignité qui pour être inviolable n'en est pas pour autant inviolée.
Le droit à la dignité mais pas sa réalité, jouet que je suis d'une administration passéiste en cheville avec une corporation qui a tous les droits sur ma santé et particulièrement celui de s'en moquer tout en facturant une expertise qui n'existe que sur papier. Le 'haut niveau de protection de la santé' tel qu'il est en France pratiqué n'est plus pour moi qu'un moderne équivalent de la traite des esclaves, une forme insidieuse qui en est encore à se chercher, mais qui progresse puisque le dénoncer n'est le fait que de quelques illuminés.

[Article 35 - Protection de la santé - Toute personne a le droit d'accéder à la prévention en matière de santé et de bénéficier de soins médicaux dans les conditions établies par les législations et pratiques nationales. Un niveau élevé de protection de la santé humaine est assuré dans la définition et la mise en oeuvre de toutes les politiques et actions de l'Union.]
Handicapé respiratoire depuis 2003, pour faire renouveler l'ordonnance de mon oxygénothérapie je dois me rendre dans un centre médical équipé pour faire les examens requis dont les résultats fluctuent un peu d'une fois sur l'autre sans jamais véritablement démentir l'aggravation progressive de mon état; de l'avis unanime des spécialistes de cette pathologie le démenti risque de se faire attendre et je resterai donc pendu à mon tuyau d'oxygène jusqu'à mon dernier souffle.
Cela n'empêche pas que chaque année je doive faire renouveler la prescription, tous les deux mois faire renouveler l'ordonnance des médicaments, perdre mon temps dans les salles d'attente et tous les mois à la pharmacie plus que de raison fréquenter des lieux quasiment dédiés à l'élevage d'agents pathogènes triés sur le volet et particulièrement aptes à m'infecter à la première occasion. Le bon sens me semblerait en faveur de la modération du nombre de visites dans ces lieux dangereux pour ma santé mais ce n'est pas l'avis de ma pneumologue ou de ceux qui font les lois et règlements dont les avis systématiquement sur les miens prévalent en dépit de toutes les preuves d'incompétence que ne masque pas l'utilisation de mots ronflants; incidents que je devrais me contenter de collectionner, que cela me plaise ou me nuise, parce que quelques guildes l'ont décidé, là aussi jusqu'à ce que la mort finisse par me délivrer. Que faut-il entendre de ce 'droit d'accéder à la prévention en matière de santé', est-ce que les mots veulent encore dire quelque chose?
Comment se fait-il que je ne sois pas en mesure d'attendre de mon médecin traitant qu'il m'explique précisément pourquoi il me fait administrer de la cortisone à haute dose sans m'avertir que cela risque bien, à plus ou moins long terme, de déclencher des manifestations indésirables et pas vraiment bénignes, si mon avis doit être le moindrement considéré comme il est paraît-il de mise dans nos démocraties avancées. Et je ne dis rien du fait sans doute anecdotique que l'effet de la cortisone va masquer le non-effet de l'antibiotique que l'on continue de me prescrire à l'aveuglette depuis maintes semaines sans que quiconque aucunement s'inquiète de rechercher l'identité du pathogène qui m'a infecté.
Je ne comprends pas davantage pourquoi il refuse de me prescrire, au nom du protocole qui l'autorise à juger de mon état et du genre de toxicité qu'il préfère m'imposer, une potion tout à fait légale que le protocole voisin (j'habite une zone frontalière avec un hôpital transfrontalier) admet sans sourciller. Par contre des drogues dures qui font délirer, qui épuisent le corps et l'esprit, dont le résultat sur l'organisme ne pourrait pas être plus à l'opposé de l'effet recherché, là, pas de problème! Quelques mauvais rêves disent-ils, l'ayant décrété. Où... des vertus morphiques du cauchemar!
Et je n'entends pas, à mon arrivée en maison de convalescence, devoir me requinquer en arpentant d'obscurs couloirs pour satisfaire les thérapeutiques héliophobes de pneumologues d'opérette, alors que je n'en finis pas de me relever d'une infection nosocomiale que je n'ai certes pas contractée à l'air de ma montagne où est situé l'établissement en question, financé par l'Union Européenne et qui se spécialise dans les thérapeutiques à base de vexations renouvelées, comme de ne pas pouvoir me rendre, conduit par mon fils, jusqu'à mon domicile situé à moins d'un kilomètre du dit pénitencier, dont je fus exclu par décision du chef de service aprés que la direction ait refusé d'entendre ce que j'avais à dire à propos du 'niveau élevé' des conditions de séjour. Pour finir par m'entendre signifier qu'on me laissait partir si je m'engageais à ne plus revenir, à ne plus remettre les pieds dans ces aîtres confits de féodalité.
Mon droit 'de bénéficier de soins médicaux', consiste-t-il à accepter sans piper mot de me faire empoisonner sous le regard compatissant de l'académie des sciences dans les conditions établies par les indéracinables législations et pratiques nationales? Car, si je dois m'en croire et si 'un niveau élevé de protection de la santé humaine est assuré dans la définition et la mise en oeuvre de toutes les politiques et actions de l'Union', je puis garantir qu'il ne l'est pas dans les 'législations et pratiques' françaises et j'en suis donc venu à me demander à quel genre de 'niveau élevé' j'ai effectivement droit quand mon choix en la matière est soit de conserver ma clientèle au centre local, à la pointe de la profession, suivant la profession, et dont les prescriptions m'ont conduit à l'hôpital l'année dernière, soit, au prix de complications conséquentes dans ma situation, de me rendre à ce même hôpital (à une centaine de kilomètres) dont j'étais sorti 'guéri', après dix jours en soins continus et en pneumologie, pour me retrouver le lendemain aux urgences d'un troisième établissement pour un séjour supplémentaire. Existe-t-il un droit de ne pas être abusivement soumis à un contrôle inutile, dangereux pour le patient et dispendieux pour la collectivité?
Il me faut bien déduire de ce qui précède que mon droit à l'accès aux soins n'a jamais eu pour objectif de me guérir mais de me soigner à outrance sans souci de m'empoisonner, ce qui me semble contrevenir à mes droits et libertés et remettre en question la légitimité des législations et pratiques qui s'emploient si bien à éliminer toutes les avancées que la CDFUE aurait pu constituer.
Ou bien je prie que l'on m'explique pourquoi mon 'droit d'accéder à la prévention' est annihilé par les règles adéquates qui arrangent qui de droit. Comment se fait-il que, handicapé respiratoire pris en charge par l'assurance maladie en ALD, on veuille bien me prêter un oxymètre enregistreur, mais en aucun cas le logiciel qui va avec pour que je puisse exploiter les données résultant de mes tests auto-ordonnés?!
N'aurais-je donc pas la moindre protection contre les protocoles dictatoriaux que les législations et pratiques entérinent, comme ça! Parce qu'il paraît que ça va de soi, que doctes et sages se sont éminemment penché sur ces problèmes et les ont résolu à leur entière satisfaction sans qu'il soit besoin que je sois consulté. Pourquoi devrais-je l'être n'est-ce pas?
Récapitulons. Handicapé respiratoire en oxygénothérapie depuis 2005 je deviens cardiaque en 2013 grâce à la bonne administration que la constitution n'a pas l'air de garantir malgré les forfanteries diverses que l'on nous assène à chaque scrutin, grandeur de la France, démocratie exemplaire, le plus beau pays des droits d'autres citoyens que moi! Depuis 2014 le traitement que l'on me fait suivre, me rend de plus en plus malade ce qui n'inquiète que moi et n'est pas couvert par la sécurité des médecins, pharmaciens, laboratoires et autres 'pratiques nationales' dont il est quasi impossible de se débarrasser et dont les politiciens de tous bords nous vantent les bienfaits, mais ne diffèrent que sur le montant des subventions à leur allouer sous forme de prise en charges diverses qui prétendent constituer un système de santé. Moi je vois ça comme l'exploitation méticuleuse du malheur des autres par la multiplication des poisons et la dictature de méthodes primitives et réactionnaires, tout au service de maintes castes de vampires. Je ne vois pas comment cet infâme réseau de pièges et chausse-trappes semées par des intérêts mesquins peut passer pour une assurance santé ou une sécurité sociale mais c'est ce qu'il est de bon ton de penser en France.
Et penser cela, et l'écrire, après un quart de siècle de subir les méthodes approuvées, c'est savoir que l'on va passer pour un dérangé, un ingrat qui ne connaît pas sa chance d'être né ici. Et qu'il faut soigner.

La France, ai-je entendu dire, culpabiliserait d'avoir coupé la tête de son roi aux temps héroïques de la révolution. Et j'ai même entendu certains avancer que pour expier cette ignominie la meilleure preuve de repentance, devant l'histoire et la communauté internationale, serait de guillotiner un président. Ou deux, ou trois; depuis 1793 ça en fait des intérêts composés! Et les économies qu'on ferait!

Les Grandes Réformes de la Ve: Simplification du Code du Travail

Dialogue social: F... you!
A la demande du premier ministre le patronat fait un geste à destination de ses salariés et des travailleurs périphériques mal reconnus par le système d'exploitation.

Le ministre déclare et le cabinet confirme, l'académie ayant délibéré, que le dialogue social aurait dorénavant comme langue officielle le latin. Au syndicat de l'éducation s'inquiétant déjà de la pénurie de professeurs en cette matière qui risquait d'entraver le processus démocratique, le ministère fait savoir qu'une augmentation du nombre d'enseignants ne serait pas nécessaire, au programme des échanges n'étant inscrit qu'un seul mot en langue romaine: "Amen"

Absurde!

S'il n'est plus à prouver que nos aïeux n'étaient pas aussi uniformément Gaulois que le voulait certaine habitude de pensée, il serait temps quand même que l'on reconnaisse que les ancêtres de nos actuels maîtres étaient Francs, venus d'outre-Rhin, salauds d'immigrants. Francs, complètement. Ce que l'on observe sans peine chez leurs descendants qui se font appeler "Nos élus" par les électeurs, "vos représentants" par les journalistes et "leurs" parlementaires par les étrangers. Nos, Vos, Leurs par tout le monde en somme!"