Poésie politique, quelle est donc cette bête ? La politique tout le monde sait ce que c’est ou ce que ce devrait être ; tout un chacune, de par la loi, est habilité à avoir son avis, tant que celui-ci ne tombe pas sous le coup de quelque autre loi. N’ergotons pas … encore. Quant à la poésie : un genre littéraire comme le roman, le théâtre, la nouvelle ? Un ensemble de techniques visant à produire des phrases qui résonnent joliment ? Un aperçu de certain mystérieux au-delà dont le poète se fait le vibrant messager ? Un peu de tout cela sans doute, mais comment ? Et pourquoi « Le village vertical » ? Enfin une question facile ! Admettant une réponse simple ! « Le village vertical » c’est le titre d’un poème de René Char et, d’après l’éditeur, une métaphore pour la personne humaine dans son histoire individuelle et collective, raisonnée et instinctive. Or c’est une vérité presque universellement reconnue que notre humanité va de soi, coule de source ; et son histoire est abondamment documentée sur de multiples media présentant toute garantie d’une évidente sincérité, d’un profond désintéressement et d’une scrupuleuse bonne foi. On peut donc envisager sans grand risque d’être démenti, et nulle polémique ne saurait d’ailleurs dissimuler que « le village vertical » est un site très probablement inutile, que la pertinence des informations qui s’y trouvent est fortement sujette à caution et se douter en outre que leur mise à jour est erratique. Parmi les informations superflues qui obscurcissent des rubriques superfétatoires on trouve, si l’on tient à se donner cette peine, un peu de poésie, mais qui ne rime pas ; de la philosophie, ignorant la sagesse et qui jamais ne saura qu’elle ne le sait pas ; et nombre de bavardages tout aussi inconsistants à propos de tout et surtout de n’importe quoi, hors de tout propos bien, cela va de soi. C’est ainsi qu’éclosent, mûrissent, se dessèchent où pourrissent, comme l’a dit le poète (Verlaine), à l’extrémité virtuelle de liens fort effilochés, « des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches », que nul puceron normalement constitué ne s’aviserait de téter. Gare aux lubies contagieuses ! Bactéries, champignons, virus, syndromes infectent de leurs tristes efflorescences les pages que voilà, ne vous laissez pas prendre à leurs piteux slogans ou alors … prenez votre temps !

Les Grandes Réformes de la Ve: Simplification du Code du Travail

Dialogue social: F... you!
A la demande du premier ministre le patronat fait un geste à destination de ses salariés et des travailleurs périphériques mal reconnus par le système d'exploitation.

Le ministre déclare et le cabinet confirme, l'académie ayant délibéré, que le dialogue social aurait dorénavant comme langue officielle le latin. Au syndicat de l'éducation s'inquiétant déjà de la pénurie de professeurs en cette matière qui risquait d'entraver le processus démocratique, le ministère fait savoir qu'une augmentation du nombre d'enseignants ne serait pas nécessaire, au programme des échanges n'étant inscrit qu'un seul mot en langue romaine: "Amen"

Absurde!

S'il n'est plus à prouver que nos ancêtres n'étaient pas aussi uniformément Gaulois que le voulait certaine habitude de pensée, il serait temps quand même que l'on reconnaisse que les ancêtres de nos actuels maîtres étaient Francs, venus d'outre-Rhin, salauds d'immigrants. Francs, complètement. Ce que l'on observe sans peine chez leurs descendants qui se font appeler "Nos élus" par les électeurs, "vos représentants" par les journalistes et "leurs" parlementaires par les étrangers. Nos, Vos, Leurs par tout le monde en somme!"

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