Qui rime si richement avec méfiance

Je suis Français, mon passeport le certifie, j'ai droit au 'donc' de Descartes, au 'je pense donc je suis', et donc, je me méfie.

Je me méfie de ce président, de ses ministres; je me méfie des sénateurs, des députés... du parlement, de l'assemblée... c'est qu'ils ne devraient pas y être s'ils y sont, je me méfie des partis!
Je me méfie de l'administration, mais je ne suis pas sûr que cette méfiance soit particulièrement française alors que je suis certain qu'elle est fondée et recommandée en toute circonstance. C'est c' qu'il en est quand la méfiance engendre la haine, la méfiance de l'état la haine du citoyen.
En quelque lieu de la planète, à se méfier on se fait bien vite, survie oblige. À se méfier des étrangers parce qu'on ne les connait pas, et des amis parce qu'on les connait; des autres en général parce qu'ils ne sont pas moi et m'en veulent vilement d'être leur autre.
Je me méfie, l'expérience atteste la valeur de cette attitude; de ma caverne ne sortirai qu'entouré par l'armée, la police et les forces spéciales qui sacrent ma méfiance le nec plus ultra de l'humanité dont notre douce France fait si bien de se méfier, à hauteur du budget qu'elle consacre à la création du besoin de méfiance.

Et en bon Français sachant se méfier à bon escient je me méfie de tous ces méfiants qui me disent sans cesse que je dois me méfier. Me méfier des belles paroles et, sans crainte d'exagérer, me méfier des moches. On concevra aisément que si 'Timeo Danaos' quand ils apportent des cadeaux, je me barricade carrément quand ils ont besoin d'argent.
Moi aussi je soupçonne, c'est mon droit, ma suspicion s'éveille quand je vois ces M.Météo qui savent qu'il fait gris tous les jours, qui n'ont rien d'autre à monnayer que la méfiance qu'à profusion ils nous prêtent contre argent sonnant, rien à vendre que leur affreuse frousse, sagacité à l'appui, leurs sinistres prédictions, leurs chaotiques rêveries passéistes qui n'ont d'autre objectif, à en croire quelqu'un qui certifie ne se tromper que tout le temps, d'autre but, d'autre vision que faire durer à jamais le merdier présent.

Les Grandes Réformes de la Ve: Simplification du Code du Travail

Dialogue social: F... you!
A la demande du premier ministre le patronat fait un geste à destination de ses salariés et des travailleurs périphériques mal reconnus par le système d'exploitation.

Le ministre déclare et le cabinet confirme, l'académie ayant délibéré, que le dialogue social aurait dorénavant comme langue officielle le latin. Au syndicat de l'éducation s'inquiétant déjà de la pénurie de professeurs en cette matière qui risquait d'entraver le processus démocratique, le ministère fait savoir qu'une augmentation du nombre d'enseignants ne serait pas nécessaire, au programme des échanges n'étant inscrit qu'un seul mot en langue romaine: "Amen"

Absurde!

S'il n'est plus à prouver que nos ancêtres n'étaient pas aussi uniformément Gaulois que le voulait certaine habitude de pensée, il serait temps quand même que l'on reconnaisse que les ancêtres de nos actuels maîtres étaient Francs, venus d'outre-Rhin, salauds d'immigrants. Francs, complètement. Ce que l'on observe sans peine chez leurs descendants qui se font appeler "Nos élus" par les électeurs, "vos représentants" par les journalistes et "leurs" parlementaires par les étrangers. Nos, Vos, Leurs par tout le monde en somme!"

Wall Factory Menu