Pour clarifier ma position vis-à-vis de l'excroissance médiatisée du mouvement des Gilets Jaunes... je suis d'avis qu'elle est aussi inaccessible que starlette en sa télé et les humeurs de ses différents porte-voix me concernent autant que les caprices de nos augustes roitelets; autant que mes problèmes personnels les concernent eux-mêmes et aussi peu qu'ils ont su me convaincre qu'ils savaient ce qu'ils faisaient ou qu'ils voulaient que les choses changent pour de vrai pour changer.
Mais pour de bon ou pas les choses changent que cela nous plaise ou nous désespère et si elles changent toujours comme ça ne nous plaît pas... il faudrait peut-être se demander s'il ne vaudrait pas mieux s'y prendre autrement, pour re-changer? Et si les forces du changement existent pour de bon comme il se clame abondamment sur les écrans de la virtualité je crois qu'il leur faudrait considérer d'un peu plus près que les choses ne sont pas aussi évidentes que l'on a tendance à le penser quand on ne s'attarde pas à tenir compte des forces opposées.
D'ailleurs le principe voulant que si ça tombe sous le sens c'est que ce n'est pas vrai, pour ce que j'en sais, se vérifie plus souvent que son contraire.
'So long...' en attendant une problématique revoyure sous un nouvel avatar paré d'une autre vêture, de tactiques revues car gilets jaunes et ronds-points font de bien belles cibles, occupées à ne rien faire, les proies de l'ennui en particulier.
Quant à la stratégie... force m'est d'avouer que je ne connais pas d'exemple de maquis désarmé, sans direction unifiée, qui ait réussi à vaincre un ennemi armé et organisé dont on se refuse en outre à reconnaître la nature, que l'on ne veut pas voir pour ce qu'il est: l'héritier puant d'une noble tradition de répression des aspirations populaires à plus de justice et de liberté. Ennemi qui n'accordera rien qu'on ne sache lui prendre sans permission demander.
Mais bien sûr, historien je ne suis ou sociologue, et de nouvelles méthodes de s'émanciper ont dernièrement, qui sait? acquis droit de cité sans que je m'en aperçoive, ce qui ne serait pas pour me surprendre... or donc, place aux jeunes en manque d'expérimenter les meilleures manières de se faire neutraliser par un adversaire agrippé à ses privilèges comme la moule à son rocher, avec l'énergie de l'avidité bien compréhensible de tant d'âmes raffinées déterminées à suivre sans hésitations les chemins pavés de leurs bonnes intentions qui regrettent sans trêve que pour le commun c'est surtout d'écueils qu'ils soient encombrés.
Enfin, historien ou pas, j'ai pourtant entendu dire, pour parler virtuellement au figuré, qu'il vaut quand même mieux connaître l'ennemi et soi-même, qu'ignorer les deux et les Trente-Six Stratagèmes, ce qui est d'ailleurs mon cas et m'autorise à garantir l'inestimable validité des ultimes évidences d'une irréfutable vérité que pondent sans désemparer d'incomparables méninges.
C'est également parce que je n'y comprends rien que j'ai cette opinion arrêtée que chercher justice est futile et qu'il vaut mieux disparaître pour oeuvrer dans l'ombre qu'exhiber ses lamentations... ce que je fais sans vergogne dans mon 'Petit traité d'Altermondialisation à l'usage des pauvres et des simples d'esprit [téléchargeable ici]
Xao donc, ce qui en Vietnamien veut dire bonjour ou au revoir, au choix de qui lira.

La France, ai-je entendu dire, culpabiliserait d'avoir coupé la tête de son roi aux temps héroïques de la révolution. Et j'ai même entendu certains avancer que pour expier cette ignominie la meilleure preuve de repentance, devant l'histoire et la communauté internationale, serait de guillotiner un président. Ou deux, ou trois; depuis 1793 ça en fait des intérêts composés! Et les économies qu'on ferait!

Les Grandes Réformes de la Ve: Simplification du Code du Travail

Dialogue social: F... you!
A la demande du premier ministre le patronat fait un geste à destination de ses salariés et des travailleurs périphériques mal reconnus par le système d'exploitation.

Le ministre déclare et le cabinet confirme, l'académie ayant délibéré, que le dialogue social aurait dorénavant comme langue officielle le latin. Au syndicat de l'éducation s'inquiétant déjà de la pénurie de professeurs en cette matière qui risquait d'entraver le processus démocratique, le ministère fait savoir qu'une augmentation du nombre d'enseignants ne serait pas nécessaire, au programme des échanges n'étant inscrit qu'un seul mot en langue romaine: "Amen"

Absurde!

S'il n'est plus à prouver que nos aïeux n'étaient pas aussi uniformément Gaulois que le voulait certaine habitude de pensée, il serait temps quand même que l'on reconnaisse que les ancêtres de nos actuels maîtres étaient Francs, venus d'outre-Rhin, salauds d'immigrants. Francs, complètement. Ce que l'on observe sans peine chez leurs descendants qui se font appeler "Nos élus" par les électeurs, "vos représentants" par les journalistes et "leurs" parlementaires par les étrangers. Nos, Vos, Leurs par tout le monde en somme!"