When do we get that class-war started!

J'en ai entendu une bonne à la radio, hier ou avant-hier, ou la semaine avant. Quand le président nous fit part de son plan pour l'emploi, le 127e depuis qu'il préside, le 34539e depuis l'avènement inespéré de qui vous savez, cinquiéme du nom.
C'était à propos d'une interview par je ne sais qui de l'auteur non identifié de la déclaration qui suit, retransmise avec l'imprécision qu'imposent les circonstances et la nature du sujet: "Si ce n'était pas un plan à long terme, des mesures sérieuses sur la durée" ou quelque chose d'approchant, s'il ne s'agissait que de faire baisser les statistiques, "on aurait radié ce qu'il faut de chômeurs" pour y arriver sans peine. Tandis qu'avec le plan du président, le 128e peut-être, déjà? me serais-je trompé?
Avec le plan! Par décision du monarque, des ministres, de l'administration, du patronat pour tout dire, pour raison de convenance politique seront mis en berne les droits des citoyens surnuméraires en faisant le maximum de bruit autour d'un tel évènement, plutôt que d'être plus discret, comme cela se fait d'habitude du haut en bas de la machine à machiner. Jusqu'à ce qu'il devienne opportun de les réintégrer dans un isoloir à l'occasion du prochain scrutin où il leur sera demandé d'entériner l'impermanence de leur citoyenneté.
Par décision patronale disais-je, ce qui laisse peut-être entendre que le gouvernement est à la solde des riches; mais pour que l'on comprenne bien que je sais moi aussi donner dans la défunte nuance, je préciserai donc qu'il n'y a pas de peut-être qui tienne, que temporairement et prenant effet aussi longtemps que l'état d'urgence durera, l'ambiguïté a trépassé. C'est tout à fait regrettable j'en conviens, mais dans l'ordre des choses pour qui a goûté le déplaisir durable de cotiser pour une assurance dont le bénéfice peut être révoqué par décision du préfet.
Ce qui implique en outre que les mesures décidées avec pour objectif avoué de favoriser l'emploi perpétueront dans la plus limpide clarté les profits des uns, la corruption des autres, et la misère qui se répand comme l'on sème au printemps.
La pourriture qui se pavane au balcon et se détend en chambre-forte.

Les Grandes Réformes de la Ve: Simplification du Code du Travail

Dialogue social: F... you!
A la demande du premier ministre le patronat fait un geste à destination de ses salariés et des travailleurs périphériques mal reconnus par le système d'exploitation.

Le ministre déclare et le cabinet confirme, l'académie ayant délibéré, que le dialogue social aurait dorénavant comme langue officielle le latin. Au syndicat de l'éducation s'inquiétant déjà de la pénurie de professeurs en cette matière qui risquait d'entraver le processus démocratique, le ministère fait savoir qu'une augmentation du nombre d'enseignants ne serait pas nécessaire, au programme des échanges n'étant inscrit qu'un seul mot en langue romaine: "Amen"

Absurde!

S'il n'est plus à prouver que nos ancêtres n'étaient pas aussi uniformément Gaulois que le voulait certaine habitude de pensée, il serait temps quand même que l'on reconnaisse que les ancêtres de nos actuels maîtres étaient Francs, venus d'outre-Rhin, salauds d'immigrants. Francs, complètement. Ce que l'on observe sans peine chez leurs descendants qui se font appeler "Nos élus" par les électeurs, "vos représentants" par les journalistes et "leurs" parlementaires par les étrangers. Nos, Vos, Leurs par tout le monde en somme!"

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