Vous ne comprenez pas

Vous ne comprenez pas que vous ne comprenez pas, sinon vous comprendriez que c'est nous qui comprenons. Pas vous. Nous. Vous ne comprenez pas qu'il en faut qui en chient pour que d'autres puissent faire chier. Que vous trouviez cela désagréable c'est ce que nous ne comprenons pas, il devrait être clair depuis le temps que nous ne pouvons nous tromper. Que l'on n'essaie pas de nous faire entendre une autre version des faits, à toute autre hypothèse comment ne comprenez-vous pas que l'on ne puisse ajouter la moindre foi?
Vous n'y comprenez rien, ne vous en mêlez pas, laissez-nous vous occuper. Nous qui comprenons comment vous emmêler. Nous qui raisonnons comme il faut savoir penser, comme il tombe sous le sens que tout est d'une évidente clarté, dont nous rayonnons; et vous pas, puisque vous n'avez pas compris ce que nous comprenons qui est que nous avons raison et comme il faut de tout pour faire un monde il ne vous reste plus qu'à avoir tort et à vous faire oublier. C'est bien la seule chose raisonnable et pourtant, vous vous voyez bien! vous n'en êtes même pas capable.
Dans cette condition, ne comprenant pas, vous comprendrez bien pourquoi vous ne comprenez pas, faites-nous confiance, on va vous expliquer; que l'entendre vous plaise ou pas, l'évidence que nous portons doit vous inspirer. Que vous compreniez ou pas, nous qui comprenons, nous avons avons compris qu'il y a peu à s'en soucier car moins vous comprendrez et mieux et droit on vous fera marcher.
Nous, on, vous persuaderons qu'il est inéluctable que la nécessité favorise le haut du panier... auquel tant nous aspirons, puisque c'est nous qui gouvernons. Tenant ferme le gouvernail que nous font tenir les aboutissants qu'il faut bien compter; qui comptent d'autant plus que vous comptez moins, que vous comptez plus, quoi que vous fassiez.

Dieu merci

Remerciez-le bien de ma part si jamais vous le voyez, en d'autres termes, que l'Univers Infini ou en voie de ne plus l'être, contrairement à ce que l'on croyait ou en accord avec ce que l'on avait prédit, sache à quel point je lui sais gré de m'avoir au moins épargné ça, de ne pas m'avoir fait économiste.
Mais, puisqu'il y en a, et même si ce n'est pas vraiment prouvé, c'est peut-être qu'il en faut et peut-être même qu'il y en a qui voudraient se rendre utile au service de la justice sociale, de la liberté, de la démocratie, de la civilisation ou qui sait quoi qui le sait et dont on nous rebat les oreilles depuis que les bavards ont oublié de se taire. J'aurais un calcul à leur proposer.
Sachant plus ou moins l'état des ressources de la planète et la consommation de croisière d'un être humain normalement constitué qui lui permet de se conserver et de se développer de manière acceptable par les milieux acceptés, quitte à remodeler ces derniers s'il s'avérait qu'ils n'étaient pas compatibles avec les nouvelles avancées dans la manière d'évaluer ce qui est nouvellement recevable et ce qui ne l'est plus désormais, à coups d'équation, de quotients et de pourcentages, il doit être possible d'établir un plafond de richesse autorisé, tout dépassement tombant sous le coup de l'impôt et, à partir d'un certain seuil, dont l'équilibre des forces en présence dictera le niveau, sous le coup de la loi.
- Mais quelle infamie! Les marchés s'étranglent rien que d'en entendre parler: vite! des économistes pour me bâillonner.
Enfin... Bon. N'y pensons pas. Mais ce serait bien agréable pour une fois que ce ne soit pas toujours les mêmes qui s'inquiètent, toujours la multitude des pauvres qui se ronge les sangs, et les sangsues qui pètent de santé. Il faut juste se dire que c'est normal, que c'est à ça qu'ils servent, les déshérités; ils sont le substrat du succès des lumières qui illuminent notre civilisation, mais qui n'ont pas l'air de comprendre ce que désagréable veut dire et qu'il faudrait convaincre par l'expérience pratique et pas seulement par des produits dérivés de ce qu'il faut qu'ils soient eux-mêmes bien persuadés s'ils veulent continuer de jouir de leur vivant de la santé dont ils privent les autres pour le plus grand bien de leurs études de marché.
Diantre !

Le secrétariat de l'Élyzée précise:
La France en la personne de son représentant élu au suffrage universel ne s'excusera pas devant ses citoyens que condamnent au chômage, à la misère et à des vies insipides l'incurie des élites régnantes et la complicité des classes moyennes depuis six décennies. Le président fait préciser par l'eunuque préposé aux précisions que ça ne lui était pas du tout passé par la tête et qu'il n'en avait même pas rêvé, son secrétariat aux rêves de grandeur ne lui en ayant pas parlé; ses consultants en consultations n'auraient pas été consultés; encore un complot contre la sûreté de l'ENA ourdi par Sarko la Frite ou je ne m'y connais pas.

Dans la Chine impériale les dynasties régnantes eurent leurs périodes, celle par exemple des 'Trois Augustes et des Cinq Empereurs', ou bien furent parfois désignées en fonction des vagabondages de leur capitale, comme les Zhou de l'ouest ou de l'est, les Song du nord ou du sud.
La capitale de la France, petit pays des confins occidentaux de l'Asie, ne connait plus depuis longtemps ce genre de tribulations et la république, ayant succédé à la monarchie comme fournisseur de roitelets aux foules émerveillées, se contente d'une liste numérotée pour décliner ses constitutions successives.
Nous en sommes à la cinquième dont la première décennie, 1958-1969, sera sans doute un jour connue comme l'époque du Grand Bond en Arrière et sera suivie dans l'imaginaire collectif par la période des Minables Fatigants qui se termine en 2007 et semble se diriger depuis vers des sommets de bassesse comme on n'en avait pas connu depuis longtemps.
On sent bien que la fin est proche et peut-être faudrait-il se préparer, l'unipartisme des débuts du Gaullisme ayant cédé la place à un bipartisme de convenance en 1981, peut-être sommes-nous à la veille de la période des Trois Populismes Terrifiants, celui de droite, celui de gaugauche et celui du centre-bas, de trés loin le pire et le plus menaçant, personne n'ayant la moindre idée de quoi il est fait, moi le premier.

Local Heroes, not la mondialisation

Ce n'est pas la mondialisation qui fait des victimes, ce sont les flics de Pôle Emploi, les esclavagistes du Medef, les empoisonneurs mandatés par le système de santé, des fonctionnaires et des rentiers, des juges et des ministres, leurs sbires et leurs laquais, sénateurs et députés qui peaufinent les manières de nous dépecer en se vendant au plus offrant sous diverses étiquettes arborant leur vertu héréditaire. Défense des droits, de la liberté, de la démocratie, de la nation, de la patrie et bien évidemment des bonnes manières. L'art de se servir sans restreinte et de mesurer tout le reste à tout ce qui n'est pas eux, qui n'a pas l'insigne privilège de contempler le monde par le bon bout de la lorgnette qui s'avère de fait être les deux à la fois pour qui aime compter et s'éloigner des conséquences de tous ces calculs si bien léchés. L'efficacité sans égale qui étouffe le pays sous une chape de fonctions qui ne trouvent jamais que les bonnes solutions qui conviennent à l'extension du cancer que l'on nomme cinquième république.

Je ne sais plus où, mais ce devait être hier que je l'ai entendu dire. Un journaliste d'attaque dont je n'ai pas saisi le nom qui disait à je ne sais quel invité qu'il ne pouvait pas lui laisser dire que toute la classe politique était corrompue. Autant de gagné pour la liberté d'expression et la rhétorique cavernicole. Non. Il ne peut pas. Ce qui prouve bien qu'il a raison de ne pas laisser le premier quidam venu généraliser à tout va.
Néanmoins. Quoi qu'il en aille de son casse-croûte, il me plaît, à l'unisson avec je ne sais qui et quelques autres, il m'agrée de penser que si soixante années de magouilles, embrouilles et carambouilles diverses au sommet de l'état et dans ses profondeurs ont pu donner à la corruption des heureux élus un vernis de légalité reposant sur le principe bien connu que l'on n'est jamais mieux que par soi-même servi et resservi, reposant ainsi sur d'obscurs textes de lois sur lesquelles veillent maints vénérables qui, y trouvant leur pitance, veulent en faire notre foi; si ceci et si cela et comme si c'était la première fois qu'avec ardeur l'on défende l'indéfendable pour la seule raison qu'il fut gravé dans le marbre des pensées funéraires! si on y croit tant et que ça rapporte, alors... pourquoi pas, n'est-ce pas!

Un cabinet de consultants en communication qui voulait se faire un nom communiqua au président, gratuitement, la ficelle que voici pour preuve de leur métier, en espérant les retombées habituelles ailleurs que sur les pieds.
Monsieur le président, lui dirent-ils sur un canal priviliégé contournant la corbeille des secrétaires pliant sous le poids du courrier, si votre grandeur désire savoir ce que le peuple pense de votre république voici comment faire: placez-vous devant un miroir en pied, bien droit dans votre costume, paré des attributs de votre fonction, écharpe, médailles, peigné de frais, souriez et regardez-vous en face.
Et dites-vous que cela fait soixante ans que les Français voient ça.
Vous étant mis à leur place vous saurez comment faire pour vous remettre à la vôtre avant qu'ils ne le fassent eux-mêmes. Nous nous proposons de mettre au point pour les besoins de votre campagne un jeu de slogans sur le thème 'Trop peu, trop tard, et toujours dans les bonnes poches'.
Veuillez agréer monsieur le présidant l'expression de notre respectueuse considération.

Dans la Chine impériale les dynasties régnantes eurent leurs périodes, celle par exemple des 'Trois Augustes et des Cinq Empereurs', ou bien furent parfois désignées en fonction des vagabondages de leur capitale, comme les Zhou de l'ouest ou de l'est, les Song du nord ou du sud.
La capitale de la France, petit pays des confins occidentaux de l'Asie, ne connait plus depuis longtemps ce genre de tribulations et la république, ayant succédé à la monarchie comme fournisseur de roitelets aux foules émerveillées, se contente d'une liste numérotée pour décliner ses constitutions successives.
Nous en sommes à la cinquième dont la première décennie, 1958-1969, sera sans doute un jour connue comme l'époque du Grand Bond en Arrière et sera suivie dans l'imaginaire collectif par la période des Minables Fatigants qui se termine en 2007 et semble se diriger depuis vers des sommets de bassesse comme on n'en avait pas connu depuis longtemps.
On sent bien que la fin est proche et peut-être faudrait-il se préparer, l'unipartisme des débuts du Gaullisme ayant cédé la place à un bipartisme de convenance en 1981, peut-être sommes-nous à la veille du triomphe des Trois Populismes, celui de droite, celui de gaugauche et celui du centre-bas, de très loin le pire et le plus menaçant, personne n'ayant la moindre idée de quoi il est fait, moi le premier.

Je ne sais plus où mais ce devait être hier que je l'ai entendu dire. Un journaliste d'attaque dont je n'ai pas saisi le nom qui disait à je ne sais quel invité qu'il ne pouvait pas lui laisser dire que toute la classe politique était corrompue. Autant de gagné pour la liberté d'expression et la rhétorique cavernicole. Non. Il ne peut pas. Ce qui prouve bien qu'il a raison de ne pas laisser le premier quidam venu généraliser à tout va.
Certes. Néanmoins. Quoi qu'il en aille de son casse-croûte, il me plaît, à l'unisson avec je ne sais qui et quelques autres, il m'agrée de penser que si soixante années de magouilles, embrouilles et carambouilles diverses au sommet de l'état et dans ses profondeurs ont pu donner à la corruption des heureux élus un vernis de légalité reposant sur le principe bien connu que l'on n'est jamais mieux que par soi-même servi et resservi, reposant aussi sur d'obscurs textes de lois sur lesquelles veillent maints vénérables qui, y trouvant leur pitance, veulent en faire notre foi; si ceci et si cela et comme si c'était la première fois qu'avec ardeur l'on défende l'indéfendable pour la seule raison qu'il fut gravé dans le marbre des pensées funéraires! si on y croit tant et que ça rapporte, alors... pourquoi pas, n'est-ce pas!

Sic transit gloria mundi

Après que diverses rumeurs semèrent en moi le doute quant à une définition précise de ce qu'il faut entendre par 'le peuple' et la nature de celui-ci je ruminai sans mot dire, je remâchai la question et ayant bien réfléchi, rafraîchi par le vent sacré de l'esprit reflétant capricieusement une ignorance qui en dit tant, je trouvai la solution sans même l'avoir cherchée dés que je cessai d'y penser.
Est du peuple qui s'en réclame; est populaire quiconque se définit ainsi. D'ailleurs un mathématicien célèbre pour son système de coordonnées prouve par ses profondes considérations métaphysiques que si je le dis, mon bon sens en valant bien d'autres, c'est parce que c'est vrai, autrement ça se saurait, or cela ne se sait pas, donc CQFD!
C'est parce qu'il le dit qu'il l'est. C'est parce qu'il le dit que c'est. Voilà n'est-ce pas une manière populaire de mettre les choses, simplifiée à l'extrême, voire simpliste à souhait, ne s'embarrassant guère des nuances qu'offre le point de vue adverse que j'invoque pour le besoin de l'heure et selon lequel il faudrait surtout comprendre que ton peuple c'est pas mon peuple et que, les définitions n'y changeant rien, mieux vaut en venir aux mains pour établir sans conteste que le choc des idées trouve son issue naturelle et légitime dans la réalité du choc.
Battez-vous qu'ils disent, ça crée de l'emploi et ça élimine les déchets.

Mais qu'ils la bouclent!

Dans notre rubrique, 'Ça commence à bien faire' et sans nommer quiconque pour ne pas blesser inutilement les grands aînés si bien intentionnés qui nous ont concocté le merdier actuel, à leur corps défendant... ou ne défendant pas, ou bien mal, vu les résultats; en vertu du droit au blasphème que l'on vante tant dernièrement, la rédaction d'Olé! au grand complet pense unanimement qu'ils feraient bien de nous épargner leurs conseils avisés et leur grande sagesse, l'Ours, de A à Z, conseille aux uns et aux autres qui se démènent tant de forums en agora, leur enjoint respectueusement d'aller s'occuper de leurs arrière-petits-enfants et laissent parler leur oeuvre immortelle où ils ont tout si bien approfondi par A et B à la puissance appropriée. Qu'ils se dépêchent de finir d'écrire ce qui les empêchera de tomber en poussière, et qu'ils nous oublient un peu.
Cela fait bien assez longtemps que l'on rend hommage aux grands ancêtres et j'ai le mauvais goût de penser que c'est pour ne pas même tenter de les imiter et de faire pour notre temps ce qu'ils firent pour le leur.
Il en est un qui trépassa il y a peu et que je ne nommerai pas particulièrement mais dont je suivrai à moitié le conseil en déchaînant mon ire contre ce qu'il me plait de maudire et pas forcément ce qui lui serait allé, contre lui en l'occurrence dont le silence est assuré, qui plus jamais ne dira la moindre stupidité, ad hominem je dégaine ma question dont la réponse se fera attendre pour l'éternité, ce qui me convient à la perfection. Comment peut-on vivre si longtemps tout en continuant de dégoiser tant de sottises, les réformes foireuses par ci et le gaullisme héroïque par là? Le bon vieux temps qui se désole que l'on ne prenne plus au sérieux les voeux pieux qui lui ont rempli les poches et qui contribue à la mesure de sa renommée à faire passer tous les idéaux qu'il prétend révérer pour des manies de niaiseux largués dans un passé désuet.
En bref c'est quand même une chance qu'il n'y ait pas que les voix chères qui finissent par se taire.

Hollande, de la sociophobie à l'indigestophilie

Le secrétariat de l'Élyzée fait savoir qu'il n'est pas à l'origine de la création du site web 'rembourser.fr' qui organise la collecte de fonds destinés à aider le président François Hollande à rembourser ses frais de coiffeur à la république plutôt que d'aller en prison pour abus de biens sociaux. Frais d'entretien de scalp se montant à prés de 600 000 € en quatre ans, augmentés de primes diverses dont les milieux autorisés n'ont pas l'air de connaitre le montant.
Le président précise d'ailleurs qu'il s'étonne que l'on puisse trouver la note un peu salée. N'a-t-il pas de lui-même réduit le budget de l'Élyzée de 10% et son propre salaire de 30%! Ça c'est de l'argument, je capitule, il m'a convaincu! Il aurait dû réduire le budget présidentiel de 90% et réintégrer ses frais de coquets dans les émoluments sujets à CSG. Et il n'est pas le seul à ne pas comprendre. Florian Philippot par exemple, ça le fait rire; dans le fond il trouve ça normal qu'un locataire de l'Élyzée ait besoin d'un coiffeur à domicile.
Moi pas. A-t-on élu un président aux bras trop courts pour se peigner? Je présume qu'il ne relève pas du même statut de travailleur handicapé que celui dont j'ai bénéficié, ou dont bénéficient avant tout les handicapés mentaux de la secte du caducée.
François le Gras ne comprend pas que ses frais de coiffure à certaines âmes mal nées puissent paraître indécents, que des esprits bornés les regardent comme des crimes contre la république, contre la démocratie telle qu'elle s'entend ailleurs que dans les palais, et contre les Français qui ont voté pour lui. Et comme il ne pige pas, bonne poire que je suis, je vais lui expliquer; si en pensant à lui j'arrive à ne pas dégueuler. Si j'y arrive et comme c'est un homme pressé, je me bornerai à lui rappeler que la guillotine fut inventée pour se débarrasser des aristos et des ennemis du peuple. et que les 49.3 ministériels peuvent trouver leur pendant dans les 'raccourcissez-moi ça' de cette populace que les socialistes méprisent tant. .
Veuillez agréer Monsieur le présidant l'expression etc...

Les égarements d'un comprenoir en berne

J'espère que l'on ne m'en voudra pas, il y a quelque chose qui m'échappe. Les Arabes... les Maghrébins, les français un peu trop bronzés, avec un 'f' minuscule et un grand 'T', le 'T' de terreur. Les Musulmans et leur Jihad à l'assaut de l'Occident Chrétien (majuscules s'il vous plaît) et de nos banlieues...
N'ayant pas fait les comptes, n'ayant consulté ni Wikipedia, ni les livres d'histoire, sans parler des archives des journaux, je laisserai mes vagues réminiscences de rumeurs non vérifiées me susurrer au comprenoir ce qu'il m'est agréable d'escompter de résultats que je n'ai pas calculés, mais dont je conclus nonobstant que le simple bon sens, dont l'âme gauloise est si friande, devrait suffire à nous inciter à voir en ces enturbannés des victimes et des résistants; au lieu de quoi, par la plus incompréhensible des comptabilités, les voilà qui se retrouvent coupables d'êtres nés un peu trop prés pour leur tranquillité de gisements un peu trop convoités... et ce n'est pas une bande de mal-blanchis qui va bloquer notre accès aux lieux sacrés!
Sans compter que les maths et moi... alors je dois me tromper.

Comment régner sans l'INSEE?

Devrait-on instituer une cour des comptes chargée de faire respecter une marge d'erreur tolérable dans la tenue des promesses électorales? Une législation qui interdirait que se représente à quelque élection tout responsable politique dont le bilan n'entrerait pas dans les limites de l'incertitude admise?
Économistes et statisticiens frétillent à l'avance de se voir appelés à juger du politique en position de force; sans parler des juristes! N'était qu'une crise imprévisible tomberait pile comme il faut pour revigorer une législation très urgente mettant hors-la-loi leurs recettes, une loi prescrivant quelques mesures incitatives remettant à leur place leurs élucubrations, leurs certitudes, leur radotage séculaire au service des inégalités de l'espèce.
- Malédiction, mais il est fou pour de bon!

Neurones, vos papiers!

J'apprends de source indéterminée, cette inébranlable fondation de mon opinion et la brumeuse méthode qu'épaulent vaillamment quelques neurones anonymes, sachant qu'ils feraient mieux de se taire, ne pouvant pourtant se priver d'avoir un avis et, en bon citoyens animés par une éthique infaillible, cet avis, désirer le partager avec les multitudes avides d'en connaître, ou complètement indifférentes. Comme disent les journalistes, 'le public a le droit d'être informé' et il en fait ce qu'il lui plaît.
Je me suis donc laissé dire que la fuite dont il est ici question, obscur jaillissement de spontanéité, nous enseigne ceci: Le succès des vociférations dépend du nombre des certitudes accumulées, et de leur qualité qui est elle inversement proportionnelle aux décibels déversés.
Ce qui prouve bien qu'en général il vaut mieux la boucler, pour au moins deux bonnes raisons. Un, pour éviter de se faire remarquer; et deux, pour ne pas prouver aux autres qu'on aurait mieux fait de se taire.
J'apprends, je comprends, j'en profite et je la boucle. Et dans ce cas précis, comme d'habitude, je n'ai rien compris.

Zoomedia

L'expérimentation in vivo sur les veaux ayant prouvé le potentiel de profits substantiels dans le zoomedia, Ole! salue la création récente d'une chaîne TV pour animaux de compagnie, pour qu'ils ne s'ennuient pas quand nous ne sommes pas là et ne nous ennuient pas quand nous revenons.
L'indice de satisfaction de nos frères inférieurs ne fut pas facile à calculer mais tout indique qu'il dépasse les prévisions qui s'en trouvent confirmées au-delà de toute attente inespérée.
M. Skrew U Sukker, CEO de MIAO-TV, annonce dés la prochaine rentrée des packs 'Cours de la bourse pour Crapauds et Limaces' avec un CD cadeau pour les nouveaux abonnés exposant en détail l'économétrie des pustules et le cours de la bave.

Les Grandes Réformes de la Ve: Simplification du Code du Travail

Dialogue social: F... you!
A la demande du premier ministre le patronat fait un geste à destination de ses salariés et des travailleurs périphériques mal reconnus par le système d'exploitation.

Le ministre déclare et le cabinet confirme, l'académie ayant délibéré, que le dialogue social aurait dorénavant comme langue officielle le latin. Au syndicat de l'éducation s'inquiétant déjà de la pénurie de professeurs en cette matière qui risquait d'entraver le processus démocratique, le ministère fait savoir qu'une augmentation du nombre d'enseignants ne serait pas nécessaire, au programme des échanges n'étant inscrit qu'un seul mot en langue romaine: "Amen"

Absurde!

S'il n'est plus à prouver que nos ancêtres n'étaient pas aussi uniformément Gaulois que le voulait certaine habitude de pensée, il serait temps quand même que l'on reconnaisse que les ancêtres de nos actuels maîtres étaient Francs, venus d'outre-Rhin, salauds d'immigrants. Francs, complètement. Ce que l'on observe sans peine chez leurs descendants qui se font appeler "Nos élus" par les électeurs, "vos représentants" par les journalistes et "leurs" parlementaires par les étrangers. Nos, Vos, Leurs par tout le monde en somme!"

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