Grève: 190 jours au 17 09 2018
Depuis le 11 mars 2018 je suis en grève contre la médecine libérale et l'administration à sa botte pour cause de phobie aiguë du corps d'empoisonneurs et de tortionnaires qui sévissent sur ma vie depuis, depuis... et malgré mon refus d'aller me faire inspecter par une psychopathe déguisée derrière un diplôme de pneumologie lui permettant de ponctionner le souffle qu'il me reste, pour raison médicale peut-être reconnaissant à ma iatrophobie quelque fondement en physiologie des maladies orphelines, malgré mon 'niet!' moins sonore que je le voudrais, l'oxygène médical, nécessaire à ma survie et à celle des livreurs, secrétaires, actionnaires de quelque monopole du secteur dont je dépends, continue de m'être livré comme d'habitude, dénotant peut-être à la CPAM une crise de conscience à un échelon indéterminé, ou la détermination de mettre quelque paire de fesses éprises de déontologie à l'abri douillet des lenteurs administratives; démontrant aussi que le gaspillage organisé des deniers publics n'est pas aussi évidemment l'oeuvre d'invalides dans mon genre faisant l'impossible pour limiter l'empreinte toxique de la magouille médicale sur leur vie, et qui n'y arrivent pas, tout étant prévu dans le plus grand détail pour que notre dépendance grandisse et s'intensifie pour cause de retraites dorées et panames tropicaux sous-alimentés.
Cette dernière étape dans la détérioration de relations de plus en plus tendues avec la sale petite bande de gros connards qui se goinfrent de ma pomme, dans mon coin à l'écart de la civilisation, depuis bien trop longtemps, ne s'arrangea pas à partir de février quand je demandai par lettre à ce que mon rendez-vous annuel soit déplacé au printemps suivant afin que je ne doive pas jusqu'à la fin de mes jours sortir l'hiver sur les routes de montagne si je peux faire autrement. Mais les secrétariats sont peuplés de secrétaires terrifiées sans doute de perdre leur emploi pour le cas où elles ne traiteraient pas la clientèle avec la même désinvolture qu'affiche leur patronne et à force d'avaler des couleuvres et de ramper, elles accumulent le venin qui convient à leur destin de reptiles sans âme ayant été formés à postillonner.
Mes efforts diplomatiques ayant été découragés par la porte-parole de relations de travail apaisées, pénétrées du respect dû à ces pauvres infirmes que l'on s'échine à soigner malgré leur entêtement à ne plus entendre parole d'évangile prononcées sur fond de tiroir caisse qui tinte à la volée, unilatéralement je décidai de mettre un terme définitif à mes dangereuses liaisons avec la Clinique de l'Essoufflement, AKA La Charlatane et il n'est pas dit que je ne retrouve pas ces périlleux professionnels un jour prochain au tribunal pour y parler de mes séjours à l'hôpital.

La France, ai-je entendu dire, culpabiliserait d'avoir coupé la tête de son roi aux temps héroïques de la révolution. Et j'ai même entendu certains avancer que pour expier cette ignominie la meilleure preuve de repentance, devant l'histoire et la communauté internationale, serait de guillotiner un président. Ou deux, ou trois; depuis 1793 ça en fait des intérêts composés! Et les économies qu'on ferait!

Les Grandes Réformes de la Ve: Simplification du Code du Travail

Dialogue social: F... you!
A la demande du premier ministre le patronat fait un geste à destination de ses salariés et des travailleurs périphériques mal reconnus par le système d'exploitation.

Le ministre déclare et le cabinet confirme, l'académie ayant délibéré, que le dialogue social aurait dorénavant comme langue officielle le latin. Au syndicat de l'éducation s'inquiétant déjà de la pénurie de professeurs en cette matière qui risquait d'entraver le processus démocratique, le ministère fait savoir qu'une augmentation du nombre d'enseignants ne serait pas nécessaire, au programme des échanges n'étant inscrit qu'un seul mot en langue romaine: "Amen"

Absurde!

S'il n'est plus à prouver que nos aïeux n'étaient pas aussi uniformément Gaulois que le voulait certaine habitude de pensée, il serait temps quand même que l'on reconnaisse que les ancêtres de nos actuels maîtres étaient Francs, venus d'outre-Rhin, salauds d'immigrants. Francs, complètement. Ce que l'on observe sans peine chez leurs descendants qui se font appeler "Nos élus" par les électeurs, "vos représentants" par les journalistes et "leurs" parlementaires par les étrangers. Nos, Vos, Leurs par tout le monde en somme!"