Je me promène sur la toile et ensuite j'oublie complètement où je suis allé pêcher ces copiés-collés dont Google n'a pas entendu parler; sous toute réserve je vous livre celui-ci, dans la nudité proverbiale de l'idée que n'a pas effleuré la moindre pensée, surgissant de la montée impétueuse des populismes qui menacent la civilisation en dévalant, torrent irrésistible, les écrans et microphones des bavards patentés pour nous en dire. Il s'agit de la naissance, récente en terme géologiques, du 'Comité de défense des usagers de la Ve république' (CDUR), qui, comme son nom l'indique a pour mission de veiller aux intérêts de qui est obligé d'utiliser les institutions de cette saloperie de pays - notre glorieuse patrie.

Je cite:
'Pour commencer d'attirer l'attention des media sur une association que ne défigure pas le moindre dépôt de statut en préfecture elle s'occupera de faire rétablir la peine de mort pour crimes financiers, catastrophes écologiques et industrielles et, pour marquer le coup, pour que la semonce ne résonne pas comme un pétard mouillé, à titre exceptionnel donc, mais néanmoins! comme travaux pratiques préliminaires, il pourrait être délégué à quelque commission ad hoc le soin de préparer les documents nécessaires à l'expédition, dans des conditions d'une irréprochable légalité républicaine, au raccourcissement traditionnel d'un ou deux présidents, quelques premiers ministres, une poignée de sénateurs et députés, quelques éminences grises si on peut les trouver.
CDUR, la NSA des pauvres, organisera la surveillance de l'état par les citoyens n'ayant plus la moindre confiance en des institutions vérolées; mise en mémoire des abus des fonctionnaires dans l'exercice de leurs fonctions en faisant largement savoir par vaux et par monts que la maîtrise des législations rétroactives ne s'enseigne pas qu'à SciencePo, tout en conservant une ouverture d'esprit, sévère dirons-nous, qui fera honneur, n'en doutons pas, aux diverses valeurs de la république, quelles qu'elles soient et il est clair qu'à notre époque, comme aux époques précédentes et à celles qui suivront, c'est le 'last man standing' qui décidera de ce qu'elles seront.
Une foi ardente compensant à la perfection l'absence totale de stratégie, pour déstabiliser les marchés comme ces derniers savent si bien le faire pour déstabiliser nos projets, il sera appelé à l'expulsion des marchands du temple, le patronat de l'unedic, et les appellations bidon des bulletins de salaire. Puis l'on fera les comptes pour déterminer combien le patronat doit aux salariés et aux chômeurs pour extorsion de fonds et abus de position dominante depuis soixante ans, persécutions diverses, dénis de droit et escroqueries contre le peuple merveilleux de notre tendre patrie dont il fut d'ailleurs décrété en comité que celle-ci n'était plus l'exclusivité de quiconque et qu'il était désormais trés mal vu de s'en recommander pour en exclure les autres. Le public exigeant de notre nation exemplaire ne comprendra pas davantage que le personnel politique échappe au contrôle bienveillant de leurs administrés qui les occuperont à promulguer des lois interdisant aux escrocs de se représenter tout en leur promettant les 'blow-backs' adéquats, juste en cas.'

Une mauvaise nouvelle n'arrivant jamais seule, Hollande et Valls pour preuve, le maussade compagnon de CDUR, le PPP vient de naître dans les synapses fissurés des artisans complotistes déjantés d'un site de l'internet profond:
'le Parti Populiste Peuchère, dans le but avoué de perpétrer une extermination radicale du principe de réalité et de ses sources, s'en remettra à la tactique traditionnelle, populiste bon teint, de désigner le bouc émissaire approprié à la vindicte des masses populaires qui en ont soupé des emmerdes concoctées à l'envi par une république de pourris. Les Hauts Fonctionnaires, la Guilde des Médecins, les Grands Patrons et les Actionnaires à droit de vote privilégié, les Professions Libérales Protégées et les Salauds en tout genre qui encombrent assemblées, entreprises et administrations, tous semblent être tout désignés pour devenir la matière des purges à venir que trament des esprits malsains ayant cessé d'attendre que les lendemains qui déchantent commencent d'appartenir au passé grâce aux recettes approuvées bénéficiant de l'imprimatur des autorités autorisées.'

Je vous le dis sans détour, on est mal barré; heureusement que François est aux commandes et que ne manquent pas, en réserve de la république et piaffant d'en sortir, les grand(e)s capitaines issus de la société civile anti-système prêts à relever le gant pour bien se faire mousser en affrontant les défis qu'ils sauront s'inventer pour nous cacher qu'ils ne sont que des sangsues qui pensent être sensées.

Les Grandes Réformes de la Ve: Simplification du Code du Travail

Dialogue social: F... you!
A la demande du premier ministre le patronat fait un geste à destination de ses salariés et des travailleurs périphériques mal reconnus par le système d'exploitation.

Le ministre déclare et le cabinet confirme, l'académie ayant délibéré, que le dialogue social aurait dorénavant comme langue officielle le latin. Au syndicat de l'éducation s'inquiétant déjà de la pénurie de professeurs en cette matière qui risquait d'entraver le processus démocratique, le ministère fait savoir qu'une augmentation du nombre d'enseignants ne serait pas nécessaire, au programme des échanges n'étant inscrit qu'un seul mot en langue romaine: "Amen"

Absurde!

S'il n'est plus à prouver que nos ancêtres n'étaient pas aussi uniformément Gaulois que le voulait certaine habitude de pensée, il serait temps quand même que l'on reconnaisse que les ancêtres de nos actuels maîtres étaient Francs, venus d'outre-Rhin, salauds d'immigrants. Francs, complètement. Ce que l'on observe sans peine chez leurs descendants qui se font appeler "Nos élus" par les électeurs, "vos représentants" par les journalistes et "leurs" parlementaires par les étrangers. Nos, Vos, Leurs par tout le monde en somme!"

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